Le gouvernement congolais a réaffirmé, ce mercredi, sa détermination à présenter un budget crédible et rigoureux pour l’exercice 2026. C’est ce qui ressort d’une concertation tenue au Centre financier de Kinshasa entre le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, et les principaux partenaires techniques et financiers (PTF) de la République démocratique du Congo.
À ses côtés se trouvaient le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo, le vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana, ainsi que le directeur de cabinet du ministre, Blanchard Mongo. Cette réunion marque la dernière ligne droite avant le dépôt du projet de loi de finances 2026 au Parlement.
Le budget 2026 devrait connaître une hausse notable, avec des recettes en progression. Selon Fabrice Basile, chargé d’affaires a.i. de l’Union européenne, la projection financière 2024-2028 ambitionne de doubler les recettes publiques par rapport à la période précédente.
De son côté, Adolphe Muzito a insisté sur trois priorités : le renforcement de la discipline budgétaire, la mobilisation accrue des recettes internes et une meilleure orientation des dépenses vers les secteurs sociaux et économiques.
Autour de la table, le FMI, la Banque mondiale, la BAD, l’Union européenne, l’Union africaine, Enabel, la GIZ et l’AFD ont salué l’approche participative du gouvernement. Ils ont toutefois rappelé l’importance de la transparence dans la collecte et la gestion des recettes publiques.
« Nous avons exprimé certaines préoccupations, notamment sur la traçabilité des recettes. Mais nous restons engagés à accompagner la RDC dans ses réformes », a déclaré le représentant de l’Union européenne.
Le gouvernement se fixe un objectif ambitieux, celui d’atteindre 13 milliards USD de recettes en 2026. Un cap qui nécessitera une gestion rigoureuse alignée sur les standards internationaux et une mobilisation optimale des ressources internes.
La confiance des partenaires reste un levier central. Leur soutien technique et financier sera déterminant pour assurer la mise en œuvre d’un budget inclusif, soutenable et porteur de croissance.
Ben AKILI









