L’acquittement de François Beya par la justice militaire congolaise a suscité de vives réactions dans le paysage politique congolais. Parmi les voix qui se font entendre, celle de l’homme politique Claudel André Lubaya, qui se dit depuis longtemps mobilisé pour exiger la libération de l’ancien conseiller spécial du président Félix Tshisekedi en matières de sécurité, s’élève avec force et indignation.
Pour Claudel Lubaya, les accusations portées contre François Beya en 2022, notamment « atteinte à la sûreté de l’État, tentative de coup d’État et assassinat du président de la République », étaient « farfelues, infondées et injustifiées ».
« Annoncé avec fracas à la télévision nationale par le porte-parole du président de la République, ces accusations n’ont résisté ni au temps ni à la vérité. Elles se sont écroulées une à une, comme elles avaient été montées de toutes pièces par des officines de la haine dans le seul but de porter atteinte à la dignité et à la carrière d’un homme », a-t-il écrit sur son compte X.
Claudel Lubaya a également dénoncé le manque de sérieux des enquêtes menées à l’époque.
« Ces accusations mensongères, diffusées dans une langue morte par les services du président de la République, étaient juste une compilation d’affirmations sans fondements et de contrevérités, ne portant sur aucune enquête sérieuse », ajoute Claudel André Lubaya.
Aujourd’hui, alors que François Beya est libre et réhabilité par la justice, Claudel Lubaya s’interroge sur la portée et la gravité des procédures passées.
« Tout ceci dénote de la légèreté avec laquelle les affaires aussi sensibles de l’État sont traitées en haut lieu. Comment peut-on jeter aux chiens l’honneur d’un homme qui a consacré toute sa vie au service de la nation ? », s’interroge Claudel Lubaya.
Pour l’homme politique congolais, l’acquittement de François Beya met en lumière non seulement l’injustice dont il a été victime, mais aussi la nécessité d’une réflexion profonde sur la gestion des affaires sensibles au sommet de l’État congolais.
En attendant, la question demeure sur les conséquences politiques de cette affaire et sur les leçons que le gouvernement pourrait en tirer pour restaurer la confiance des citoyens dans ses institutions.
Ben AKILI









