Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango, a ouvert ce jeudi un atelier consacré à la création d’une cellule nationale de coordination pour ramener la sécurité et la paix dans les zones ravagées par le phénomène Mobondo.
Né de conflits coutumiers autour des terres, notamment entre les Teke et les Yaka, ce phénomène s’est progressivement mué en une nébuleuse criminelle. Pillages, viols, destructions et déplacements massifs de populations ont plongé plusieurs territoires dans la peur et le chaos, de l’Est de Kinshasa (plateau des Batéké) jusqu’aux provinces du Kwango, Kwilu et Mai-Ndombe.

Réunissant représentants de l’État, partenaires internationaux et autorités coutumières, ces assises visent à mettre en place une structure robuste et efficace, chargée de coordonner les actions pour restaurer l’autorité de l’État, éradiquer l’insécurité et permettre aux populations de revivre dans la quiétude.
Dans son discours, le VPM Shabani a rappelé les conséquences tragiques de cette spirale de violence et réaffirmé la détermination du gouvernement à agir en synergie avec toutes les parties prenantes. « La restauration de la paix et de l’autorité de l’État est une priorité nationale », a-t-il martelé.

Cette initiative s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de la résolution des conflits communautaires et du rétablissement de la paix une priorité. Elle rejoint également les efforts menés ailleurs dans le pays, à l’instar du pacte de paix entre les Mbole et les Lengola dans la Tshopo.
Avec cette nouvelle cellule nationale, le gouvernement veut envoyer un signal clair : la République ne cédera plus un seul espace à l’anarchie et au banditisme.
Emmanuel Kamba









