À Kalamu, dans le quartier Kauka 2, l’avenue Victoire est devenue le symbole de l’abandon urbain. Des travaux de réhabilitation entamés il y a plusieurs mois sont restés à l’état de chantier, plongeant les riverains dans une situation critique.
Selon plusieurs habitants, la route devient rapidement impraticable dès la saison sèche. « Les eaux stagnent sur l’avenue, formant de véritables mares. Même marcher devient dangereux, surtout pour les enfants et les personnes âgées », déplore Madame Mbemba, résidente du quartier depuis plus de vingt ans.
La situation se complique encore avec les pluies diluviennes qui frappent la capitale. L’an dernier, les établissements scolaires situés le long de l’avenue ont été submergés, perturbant l’enseignement et causant des dégâts matériels.
« Nous avons encore le souvenir des classes inondées et des matériels scolaires perdus. Si rien n’est fait, la même catastrophe pourrait se reproduire cette année », s’inquiète Monsieur Luntumbue, directeur d’une école primaire du quartier.
Les habitants pointent du doigt les constructions anarchiques et les drains obstrués qui bloquent l’écoulement naturel des eaux. « Le chantier a été arrêté depuis des mois sans explication. Nous vivons dans l’angoisse à chaque pluie », ajoute un autre riverain, souhaitant garder l’anonymat.
Face à cette situation, la population de Kauka 2 lance un appel pressant aux autorités municipales et provinciales. « Nous demandons l’intervention immédiate pour achever la réhabilitation de l’avenue Victoire. Il en va de notre sécurité et de celle de nos enfants », insiste Madame Mbemba.
L’avenue Victoire n’est pas seulement une voie de passage : c’est un axe vital pour les habitants et les élèves qui fréquentent les écoles alentours. Sa réhabilitation rapide apparaît donc comme une urgence humanitaire et un impératif pour la sécurité des habitants.
Nana Manganda









