Kalemie s’est réveillée ce dimanche 24 août sous le choc et la douleur. Dans la nuit de samedi àce même dimanche, aux alentours de minuit, un incendie d’une intensité dévastatrice a consumé une maison familiale au quartier Joseph, dans la commune de Lukuga, emportant la vie de sept membres d’une même famille.
Sur les neuf personnes présentes, seuls le père et un de ses enfants ont pu être arrachés in extremis aux flammes par les voisins et les services de secours. Ils ont été admis d’urgence à l’hôpital général de Kalemie, où leur état critique suscite encore des inquiétudes.
La mère et les autres enfants, pris au piège dans le brasier, n’ont malheureusement pas survécu. Leurs corps calcinés ont été conduits à la morgue de l’hôpital, où la douleur des proches et de la communauté est palpable.
Dans tout Kalemie, l’émotion est vive. Les habitants évoquent une tragédie inqualifiable, un coup dur qui laisse la ville meurtrie. « C’est une famille que nous connaissions tous, nous n’arrivons pas à croire ce qui est arrivé », confie un voisin, la voix tremblante.
Les autorités locales, présentes sur le lieu du drame dès les premières heures, ont exprimé leur consternation et annoncé l’ouverture d’une enquête pour établir les causes exactes de cet incendie meurtrier.
Mais au-delà de l’enquête, ce drame met en lumière la vulnérabilité des familles face aux incendies domestiques dans un contexte où les moyens de prévention et d’intervention restent largement insuffisants. L’absence d’équipements adaptés et le manque de sensibilisation à la sécurité domestique exposent encore trop de foyers à de telles tragédies.
Aujourd’hui, Kalemie pleure et appelle à la solidarité. Les rescapés, entre la vie et la mort, ont besoin d’un accompagnement médical, psychologique et matériel. Dans la douleur de cette perte incommensurable, un seul message résonne : plus jamais ça.
Augustin Musambo, depuis Kalemie









