La Haute cour militaire a tenu, ce lundi 25 août, une audience sous haute tension à la prison militaire de Ndolo, dans le nord de Kinshasa. Au cœur des débats, un complot présumé visant à renverser, par les armes, le régime du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le ministère public, représenté par le général-major magistrat Cyprien Muwau, a requis quinze (15) ans de prison ferme sans admission de circonstances atténuantes, assortis de la destitution des rangs des FARDC, contre plusieurs officiers supérieurs poursuivis comme auteurs et co-auteurs de ce complot.
« Qu’il plaise à votre Haute cour militaire de dire, établi en faits comme en droit, l’infraction de complot à charge du général de brigade Ericsson Bakati dans le but de changer le régime de Kinshasa par les armes ; par conséquent, de le condamner sans admission des circonstances atténuantes à 15 ans de servitude pénale principale et à la destitution », a déclaré le magistrat Muwau dans ses réquisitions.
Outre le général de brigade Ericsson Bakati, d’autres officiers sont également dans le viseur de la justice militaire. Le parquet a demandé la même peine de 15 ans de prison et destitution à l’encontre du général David Lusenge, du lieutenant-colonel Gervais Malaji, du major Paluku, du major Jean-Marie Kasereka, du major Philippe Mambolo, du lieutenant Kakule, ainsi que d’autres officiers supérieurs cités dans le dossier.
Cette affaire, qui implique des officiers de haut rang, marque un tournant dans la lutte contre les velléités de déstabilisation du pouvoir en place. La Haute cour militaire devrait rendre son verdict dans les prochains jours.
Patient Mukuna









