Le régime alimentaire des prisonniers de la prison centrale de Makala, l’une des plus grandes maisons carcérales de la République démocratique du Congo, connaît une nette amélioration depuis près d’une année. C’est ce qu’a affirmé ce lundi 25 août la nutritionniste Françoise Nkufi, responsable de la nutrition et de l’approvisionnement, à l’occasion de la visite du ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, dans les installations de la cuisine centrale.
« Le menu est varié et les détenus mangent deux fois par jour. Le matin, ils prennent la bouillie, et le soir, ils ont leur ration normale. On ne donne pas que du riz aux haricots, mais aussi du poisson et du poulet, selon les jours », a expliqué Mme Nkufi.
Cette diversification, saluée par plusieurs observateurs, tranche avec la réputation longtemps associée à Makala, où la malnutrition et les rations insuffisantes figuraient parmi les critiques majeures des organisations de défense des droits humains.
Cependant, ces progrès restent fragiles et dépendent directement du paiement régulier des fournisseurs.
« Depuis le début de ce trimestre, comme le fournisseur n’est pas encore payé, ils sont revenus au riz aux haricots, en attendant qu’on soit approvisionné », a-t-elle ajouté.
En visitant la cuisine de Makala, le ministre d’État Guillaume Ngefa a voulu s’enquérir des conditions réelles d’alimentation des détenus et de la gestion des moyens alloués par l’État. Cette démarche s’inscrit dans une volonté affichée du gouvernement de répondre aux critiques récurrentes sur la gestion des prisons, notamment sur la surpopulation, la santé et la nutrition des prisonniers.
Pour les observateurs, l’amélioration du menu à Makala va au-delà d’une simple question de confort alimentaire. Elle touche au respect des droits fondamentaux des détenus et à la dignité humaine. La continuité de ces efforts dépendra néanmoins de la régularité des financements et de la transparence dans la chaîne d’approvisionnement.
Patient Mukuna









