La démission surprise du commissaire principal Junior Mboso Kazadi, largement relayée sur les réseaux sociaux, vient de prendre une tournure judiciaire. Selon le porte-parole de la Police nationale congolaise (PNC), le commissaire divisionnaire adjoint Julien Mavungu, l’officier n’était pas éligible à une démission volontaire en vertu des textes légaux qui régissent la police.
« Séance tenante, je vous informe que l’officier mis en cause a été appréhendé et se trouve en ce moment à la disposition de la direction des renseignements généraux de la police nationale où il est placé sous interrogatoire serré », a déclaré ce jeudi Julien Mavungu, au cours d’un point de presse à Kinshasa.
Il a précisé que le sort de l’officier sera fixé à l’issue des enquêtes, lesquelles détermineront s’il sera soumis à des sanctions disciplinaires ou traduit devant la justice pour des poursuites pénales.
La PNC rappelle que la démission volontaire d’un officier de police est strictement encadrée par la loi et ne peut intervenir qu’après un processus administratif clair, validé par la hiérarchie. Dans le cas de Junior Mboso, sa démarche a été jugée « irrégulière et illégale ».
La vidéo de l’annonce de sa démission, dans laquelle il mettait en avant ses frustrations au sein de l’institution, a suscité de vifs débats dans l’opinion publique, certains saluant son courage, d’autres dénonçant une atteinte à la discipline policière.
L’affaire reste en cours et le dossier pourrait, selon des sources policières, faire jurisprudence dans la gestion des cas similaires au sein de la PNC.
Alfred Ngongo









