En l’espace de deux semaines, l’image du gouvernement Suminwa II s’est radicalement transformée. Alors que 91 % de la population rejetait sa nomination à ses débuts, une enquête de l’Institut LesPoints révèle une ascension spectaculaire. La perception positive atteint désormais 66 %, portée par les signaux forts envoyés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Au cœur de ce revirement, un nom se détache : Justin Kalumba, ministre des PME et de l’Entrepreneuriat. Avec 61 % d’opinions favorables, il s’impose en tête du classement des ministres qui incarnent le renouveau.
La clé de ce succès réside dans le lancement du Concours national du plan d’affaires (CONAPA), une initiative novatrice qui offre aux jeunes Congolais l’opportunité de transformer leurs idées en entreprises viables. Au-delà d’un simple concours, le CONAPA se veut une plateforme nationale de financement, d’accompagnement et d’insertion des jeunes entrepreneurs dans le tissu économique.
Pour Justin Kalumba, l’enjeu est clair : faire de la jeunesse congolaise la locomotive du développement. « Le Congo ne peut plus rester un simple consommateur de son avenir. Nous devons créer, produire et transformer localement », martèle-t-il avec une conviction qui séduit autant les investisseurs que la population.

Dans les rues de Kinshasa, l’annonce du CONAPA a ravivé l’espoir d’une génération.
« J’ai toujours rêvé de lancer une start-up dans l’agro-transformation, mais l’accès au financement était un mur infranchissable. Grâce au CONAPA, je sens enfin que mon projet peut voir le jour », témoigne Grâce Mbala, 25 ans, diplômée en sciences agricoles.
Pour sa part, Dieudonné Kanku jeune informaticien pense qu’avec l’avènement de ce concours, les jeunes entrepreneurs seront détectés sur terrain.
« Nous avons développé une application mobile pour connecter les petits producteurs aux marchés urbains. Le CONAPA nous donne non seulement une chance de financement, mais aussi un encadrement technique. C’est une bouffée d’oxygène », confie Dieudonné Kanku, 29 ans, jeune informaticien à Surveillance.cd.
Et d’ajouter :
« Le message de Kalumba est clair, la jeunesse n’est plus une charge, elle devient la solution. C’est motivant de voir un ministre qui croit en nos capacités.»
À travers ce programme, le ministre entend briser le cercle vicieux du chômage et de la dépendance économique. Le CONAPA n’est pas seulement un concours, il symbolise une nouvelle vision de l’entrepreneuriat congolais, où l’État joue un rôle catalyseur et non plus spectateur.
La dynamique impulsée par Kalumba s’inscrit dans la stratégie plus large de la Première ministre Judith Suminwa, qui a marqué les esprits lors de son déplacement au Japon en défendant un partenariat centré sur la jeunesse, la formation et la transformation locale des ressources.
Dans le sillage de Kalumba, d’autres ministres gagnent aussi la confiance du public. Adolphe Muzito (Budget, 51 %), Daniel Mukoko (Économie, 44 %), Doudou Fwamba (Finances, 39 %) ou encore John Banza (Travaux publics, 38 %). Mais la locomotive demeure ce vent d’optimisme insufflé par le ministère de l’Entrepreneuriat et DéveloppementdesPME.
Si les chiffres du sondage traduisent une embellie politique, ils révèlent surtout un changement de mentalité. Le peuple congolais veut croire en une gouvernance qui investit dans ses propres forces vives. Et Justin Kalumba Mwana-Ngongo, par sa détermination et sa vision, devient le visage de ce pari sur l’avenir.
Ben AKILI









