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Haut-Katanga : Jacques Kyabula bloqué à Kinshasa, l’ombre d’un scénario à la Mujey plane

Le sort du gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula, reste suspendu à Kinshasa où il est convoqué pour répondre à de graves accusations. Son absence prolongée soulève des interrogations et alimente les spéculations sur son avenir politique.

Lors d’un point de presse tenu ce mardi 2 septembre à Kinshasa, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a relayé les clarifications du vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani. Celui-ci a tenu à rassurer l’opinion publique sur la situation.

« Je ne saurais pas vous dire quand est-ce qu’il rentrera à Lubumbashi. C’est un dossier en cours d’instruction. Les services compétents poursuivent leur travail et les décisions seront prises en conséquence. Il n’y a pas péril en demeure », a déclaré le VPM Shabani.

Convoqué dans la capitale pour être entendu, Jacques Kyabula demeure dans l’attente d’une décision définitive. « Je ne sais pas non plus quand il rentrera. J’attends personnellement les conclusions des services compétents avant d’en savoir plus », a ajouté Jacquemin Shabani, coupant court aux rumeurs qui circulent dans l’espace public.

En attendant, la gestion du Haut-Katanga est assurée par le vice-gouverneur Martin Kazembe Shula, qui a pris l’intérim afin de garantir la continuité des affaires provinciales.

Cette situation n’est pas sans rappeler le cas de l’ancien gouverneur Richard Mujey, qui avait été contraint de céder son fauteuil après une série de démêlés politico-judiciaires. Beaucoup se demandent si Jacques Kyabula n’est pas en train de marcher sur les mêmes traces, dans un contexte marqué par la volonté du pouvoir central de renforcer la discipline dans la gestion des provinces.

Pour l’heure, rien n’indique clairement si Jacques Kyabula sera réhabilité dans ses fonctions ou écarté définitivement de la gestion du Haut-Katanga. Mais une chose est sûre : son avenir politique dépend désormais de la conclusion des enquêtes en cours.

Le dossier reste ouvert, et l’opinion publique n’a d’autre choix que d’attendre, entre incertitudes et spéculations.

Gédéon ATIBU

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