Le ministère de l’Économie nationale a rendu publics, mercredi, les résultats obtenus dans le cadre de la lutte contre les infractions liées à la législation sur les prix et la concurrence. Selon un communiqué officiel, les recettes issues des amendes transactionnelles ont atteint un niveau jamais égalé dans l’histoire récente du pays, fruit d’une collaboration étroite entre les services de contrôle économique et la Commission de la concurrence.
À la date du 30 juin 2025, le montant total engrangé s’élève à 5.053.2012.350 CDF, soit près de sept fois le chiffre réalisé en 2024 et plus de 16 fois celui de 2023. Ce bond spectaculaire correspond à un taux de réalisation de 57,41 %, un niveau jugé « inédit » par le cabinet du ministre.
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a salué ces résultats qu’il qualifie de « victoire collective » pour l’administration et le pays.
« Ces performances traduisent la volonté ferme du gouvernement de mettre fin aux pratiques spéculatives et aux abus dans la formation des prix. Les efforts conjoints de la Commission de la concurrence et des services de contrôle économique montrent que nous avançons vers une économie plus saine et mieux régulée », a déclaré le ministre.
D’après ses services, ces sanctions visent essentiellement les entreprises et opérateurs économiques pris en flagrant délit de fixation illégale des prix, ententes anticoncurrentielles, spéculation abusive et autres manquements aux règles du marché.
Des résultats qui rassurentCes chiffres sont perçus comme un indicateur encourageant dans un contexte où la population dénonce régulièrement la flambée des prix des biens de première nécessité. Pour de nombreux observateurs, l’augmentation substantielle des amendes constitue non seulement une source de recettes pour le Trésor public, mais également un moyen de dissuasion pour les contrevenants.
« La lutte contre les infractions économiques est une bataille de longue haleine. Mais les résultats actuels prouvent que la rigueur et la transparence paient », souligne un économiste indépendant interrogé par nos soins.
Le ministère de l’Économie annonce, en outre, la mise en place prochaine de mécanismes renforcés de contrôle et de suivi afin de consolider ces acquis. Un accent particulier sera mis sur la surveillance des secteurs stratégiques tels que l’alimentation, les hydrocarbures et les services de télécommunication, régulièrement pointés du doigt pour des pratiques de surtarification.
Pour le ministre Mukoko Samba, ces avancées sont la preuve que la République démocratique du Congo « dispose des leviers nécessaires pour assainir son économie », à condition de maintenir la dynamique et d’éviter tout relâchement.
Maxime Mbumba









