La République démocratique du Congo (RDC) fait face une fois de plus à l’un de ses pires cauchemars sanitaires, le virus Ebola. Le ministre de la Santé, le Docteur Samuel Roger Kamba, a lors du briefing co-animé jeudi avec son homologue de la Communication et des Médias Patrick Muyaya, confirmé que la maladie a déjà été signalée dans la zone de santé de Bulape, à Mweka (province du Kasaï).
L’épidémie, la 16ᵉ du genre en RDC, a débuté avec une jeune femme de 34 ans et se propage à grande vitesse. Selon le ministre, 28 cas ont été recensés dont 15 décès en seulement quelques jours. Les analyses de séquençage ont révélé qu’il s’agit de la souche Zaïre du virus Ebola, différente de celles observées lors des flambées de 2007 et 2008 dans la même région. Cette fois, la contamination serait venue directement d’un animal vers l’être humain.
« Nous faisons face à une menace sanitaire sérieuse », a alerté le ministre Kamba, insistant sur le fait que le vaccin contre la souche Zaïre est déjà disponible, mais que la riposte doit être immédiate pour éviter une propagation incontrôlable.
Chaque flambée d’Ebola en RDC laisse derrière elle des cicatrices profondes : familles décimées, populations traumatisées, et un système de santé débordé. La gravité de la situation actuelle rappelle que le pays reste un épicentre de cette maladie mortelle.
Choléra et Mpox : une accalmie fragile
Le ministre a également abordé d’autres menaces sanitaires. Concernant le choléra, il a noté une baisse des cas à Kinshasa, où seulement 6 patients sont actuellement pris en charge, alors que sur le plan national, les chiffres sont passés de 2000 à 1500 cas.
Pour le mpox (variole du singe), la tendance est aussi à la baisse : de 2000 cas à seulement 500 actuellement.
Une situation alarmante qui exige vigilance et mobilisation
Si le recul du choléra et du mpox donne une lueur d’espoir, l’explosion des cas d’Ebola dans le Kasaï replonge le pays dans une urgence sanitaire nationale. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un taux de mortalité déjà supérieur à 50%, et une propagation rapide qui menace d’atteindre d’autres zones si des mesures strictes ne sont pas appliquées.
Le ministre national de la santé publique a appelé la population à respecter les consignes sanitaires pour lutter contre cette nouvelle flambée.
Ben AKILI









