Les écoles primaires Kisakala et l’Institut Mulembwe, récemment construites par le gouvernement dans le cadre du projet 145 territoires par le programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), n’ont pas ouvert leurs portes depuis le lundi 1er septembre. En cause: un mouvement de protestation des ouvriers ayant participé à la construction de ces infrastructures scolaires.
Contactés ce jeudi 4 septembre, les ouvriers affirment n’avoir reçu aucun paiement depuis plusieurs mois, malgré l’achèvement des travaux. Ils réclament le versement immédiat de leurs salaires, condition sine qu’à non à la réouverture des établissements.
Interrogé par notre correspondant au Tanganyika, Mr Papy Ilunga Mbombo, directeur provincial de l’entreprise Safricas chargée de l’exécution du projet, a refusé de commenter la situation.
Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO/Moba) s’est dit préoccupé par cette paralysie. Placide Muyumba Ngoy, secrétaire permanent territorial, appelle les autorités à intervenir sans délai:
« Nous en appelons aux autorités provinciales et nationales pour qu’une solution soit trouvée dès ce vendredi Plus de 500 élèves sont aujourd’hui privés d’éducation parce que Safricas n’a pas payé ceux qui ont construit ces écoles dans le cadre du projet PDL 145 territoires », a-t-il déclaré.
En attendant une résolution du conflit, les autorités scolaires ont décidé de relocaliser temporairement les élèves vers des établissements voisins afin de limiter l’impact sur scolarité.
Augustin Musambo









