Une pétition circule actuellement dans les couloirs de l’Assemblée nationale contre le président de cette chambre basse du Parlement.
Cette initiative, qui aurait déjà recueilli plus de 200 signatures de députés nationaux, sème le trouble dans les rangs de l’Union sacrée.
Interrogé à ce sujet, le porte-parole adjoint de l’Union pour la nation congolaise (UNC), le parti de M. Kamerhe, a réagi avec force en appelant à la discipline et à l’unité autour du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Le parti de Vital Kamerhe ne comprend pas que certains agitateurs refusent toujours d’abdiquer malgré la parole du chef de l’État qui semble avoir tranché.
« Le chef doit normalement rassurer par sa parole, car il serait inquiétant que cela ne soit plus le cas », a-t-il déclaré, un message qui semble s’adresser directement aux initiateurs de la pétition, mais aussi au président pour qu’il s’assume et qu’il fasse appliquer sa ligne directrice. Cet épisode est une preuve de plus des frictions qui minent l’Union sacrée, une coalition politique dont la cohésion est de plus en plus mise à rude épreuve.
En effet, M.José Ntendika a reconnu l’existence de « nombreux problèmes et secousses en interne », mais a plaidé pour une consolidation des forces. Selon lui, il est crucial de faire bloc derrière le chef de l’État pour « consolider l’alliance et mieux aborder les prochaines échéances » au lieu d’assister à l’éclatement de la coalition, qui serait non sans conséquences.
L’enjeu est de taille : il s’agit non seulement de la survie politique de Vital Kamerhe, figure de proue de l’Union sacrée et partenaire naturel du Président Tshisekedi, mais aussi de la stabilité de l’ensemble de la majorité présidentielle.
Le porte-parole adjoint de l’UNC met en garde contre une « déliquescence que nous risquons de regretter tous ». En conséquence, il a lancé un appel à la responsabilité de chacun. L’avenir de la coalition dépendra de sa capacité à surmonter ces dissensions et à faire prévaloir l’intérêt commun sur les ambitions individuelles, surtout en cette période où le pays est amputé de quelques-uns de ses territoires.
Gédéon ATIBU









