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Réouverture des débats dans l’affaire Kabila : la réplique foudroyante du PPRD laisse craindre…

Ironie du sort. La Haute Cour militaire vient d’ordonner la réouverture dans l’affaire opposant Joseph Kabila au ministère public alors que le prononcé du verdict était attendu ce vendredi 12 septembre.

Poursuivi pour participation au mouvement armé AFC/M23 dont il serait le véritable “maître à penser” , l’ancien président devra attendre encore quelque peu avant d’être fixé sur son sort.

Malgré le renvoi du verdict, les partisans de l’ancien président considèrent que le procès n’a été qu’une mascarade judiciaire.

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la démocratie (PPRD), par la voix de l’un de ses secrétaires permanents adjoints, dénonce une justice aux ordres du pouvoir politique. À son sens, la procédure conduisant à la mise en accusation de Joseph Kabila en tant que sénateur à vie jusqu’aux plaidoiries a été de bout en bout entachée de graves irrégularités.

« La levée inconstitutionnelle de l’immunité garantie par la Constitution et la loi sur le statut des anciens présidents, l’absence totale d’audition sur procès-verbal de l’accusé par l’office de l’auditeur général avant ses requêtes au Sénat et à la HCM, le recours aux rumeurs des réseaux sociaux comme « preuves »… et le refus de citer les prétendus témoins devant la Haute Cour pour que celle-ci les confronte aux déclarations qui leur sont attribuées… tout cela démontre que la justice est aux ordres de Félix Tshisekedi. Ce n’est pas un jugement, c’est une condamnation politique écrite d’avance », dénonce Me Ferdinand Kambere.

Pour lui, la condamnation de Kabila par la justice militaire « constituerait elle-même un crime de guerre au sens de l’article 8 du Statut de Rome et de l’article 223 du Code pénal congolais », a-t-il affirmé. Sans langue de bois, Ferdinand Kambere accuse le régime de se servir d’un conflit armé pour orchestrer une « instrumentalisation de la justice ». Il estime que le « vrai procès pénal » n’est pas celui contre l’ancien président Joseph Kabila, mais celui du régime actuel qui a manqué à son devoir constitutionnel.

Pour lui, la vérité indéniable est que le pouvoir de Kinshasa a plongé le pays dans le chaos par la manipulation de l’opinion et de la justice, et en ne mettant pas fin aux massacres qui se produisent même dans les zones contrôlées par ses forces alliées que sont les Wazalendo, les FDLR et l’UPDF.

Tout comme Kabila, qui avait rappelé dans sa dernière tribune la responsabilité de chaque acte posé, Ferdinand Kambere croit dur comme fer que le tribunal de l’histoire rendra le verdict qu’il faut.

« Un jour viendra où Félix Tshisekedi Tshilombo devra répondre devant l’Histoire et devant le droit international », a-t-il conclu. De l’avis de plusieurs observateurs, la réouverture des débats dont la prochaine audience est prévue pour le 19 septembre prochain relève bien plus des manœuvres bancales que d’une procédure judiciaire bien étoffée et robuste en vue de faire éclater la vérité. Let’s wait and see !

Gédéon ATIBU

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