La capitale congolaise a rendu hommage, ce jour, aux victimes des inondations meurtrières qui ont frappé Kinshasa en avril et juin derniers. La ministre d’État en charge des Affaires sociales et Actions humanitaires, Ève Bazaiba, a personnellement conduit la cérémonie d’inhumation de plusieurs dizaines de compatriotes décédés lors de ces catastrophes naturelles.
La veille, vendredi 13 septembre, Mme Bazaiba avait pris part à une veillée mortuaire organisée au centre féminin Marie-Antoinette de Limete. À cette occasion, elle a exprimé la compassion du gouvernement envers les familles éprouvées.
« Nous sommes tous touchés par ce drame qui a causé de lourdes pertes, notamment en vies humaines. Aujourd’hui, nous avons procédé à la première phase d’inhumation de nos compatriotes victimes de ces inondations. Quatre mois après, nous les accompagnons vers leur dernière demeure pour un repos éternel », a-t-elle déclaré.

Au total, 63 victimes avaient été recensées lors des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale les 4 et 5 avril, puis le 16 juin. La ministre a précisé que 43 corps ont déjà été inhumés au cimetière Nouvelle cité de Kinkole, dans la commune de la N’Sele.
« La semaine prochaine, nous achèverons cette mission afin d’honorer la mémoire de tous ceux qui ont péri dans ces inondations », a-t-elle ajouté.
Cette opération d’inhumation marque la première grande action humanitaire menée par Ève Bazaiba depuis sa nomination à la tête du ministère des Affaires sociales et Actions humanitaires. Elle a tenu à rappeler que l’accompagnement des familles touchées par les catastrophes naturelles restera une priorité de son mandat.

Ces inondations, provoquées par des pluies torrentielles, avaient laissé derrière elles un lourd bilan humain et matériel. Au-delà de l’hommage rendu aux victimes, cet épisode souligne une fois de plus la fragilité de Kinshasa face aux aléas climatiques et la nécessité d’actions durables pour prévenir de telles tragédies.
Michel Kabeya









