Le ton est monté du côté de l’Hôtel de ville. Les sinistrés des pluies diluviennes des 4 et 5 avril 2025 n’ont plus le droit de regagner leurs habitations situées dans les zones inondables. C’est l’avertissement lancé mardi par le gouvernement provincial dans une vidéo officielle.
Le ministre provincial de l’Éducation et de la Nouvelle citoyenneté, Jeannot Canon, a choisi des mots forts pour traduire la fermeté de l’Exécutif provincial.
« L’Exécutif provincial met en garde les sinistrés des pluies diluviennes d’avril 2025 de ne pas regagner les zones inondables », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter :
« À l’approche de fortes pluies de cette saison, nous déplorons que certains sinistrés, profitant de la décrue et de la saison sèche, regagnent leurs domiciles situés dans des zones autrefois inondées. »
Pour le gouvernement provincial, il ne s’agit pas d’une simple recommandation mais d’une décision ferme et irréversible. Jeannot Canon a insisté : « Cette fois-ci, nous ne tolérerons aucune imprudence. Le retour dans ces zones exposées équivaut à un danger de mort que nous ne pouvons pas laisser perdurer. »
Prévenir le drame plutôt que le subir
Kinshasa s’apprête à entrer dans une nouvelle saison pluvieuse, synonyme de menace permanente pour les quartiers construits dans des zones à risque. Les autorités veulent éviter de revivre les tragédies passées, où des dizaines de familles avaient vu leurs maisons détruites, leurs biens engloutis et leurs vies brisées.
« Il est de notre responsabilité de protéger les citoyens, parfois contre eux-mêmes. Ceux qui choisiront de braver cette interdiction s’exposent à des mesures de rigueur », a prévenu le ministre provincial.
Un signal d’autorité
Avec cette interdiction, l’Hôtel de ville de Kinshasa affiche sa volonté d’imposer une tolérance zéro face à l’occupation anarchique des zones inondables. Le message est clair : aucun retour ne sera accepté dans les sites sinistrés, car la vie des habitants prime sur toute autre considération.
Grâce Mukoj









