La menace de destitution du Président de l’Assemblée nationale domine les conversations et fait la une des journaux et des médias.
Alors que le silence du Secrétaire général de l’UNC s’était fait pesant depuis le début, il a finalement été rompu après l’ouverture de la session ordinaire de septembre.
Face à l’évidence de la chute probable de Kamerhe, Billy Kambale éclaire l’opinion sur la raison pour laquelle le leader de l’UNC fait face à cette tempête.
« Parfois, nous lui disons qu’il est naïf et qu’il croit trop aux paroles données. Mais c’est sa nature », a écrit Kambale, l’un des fidèles lieutenants du « pacificateur ».
Quoi qu’il arrive, l’ancien ministre de la Jeunesse Billy Kambale jure fidélité à son mentor politique de qui il a beaucoup appris. « S’il y a bien une personne qui suivra le Président Vital Kamerhe partout, c’est bien moi. Cet homme m’a tout appris et tout donné », a-t-il affirmé avant de lui rendre un témoignage fort et appuyé sur ce qu’il vaut : « Un homme d’exception et d’une bonté hors norme », a-t-il conclu.
Alors que l’avenir politique de Vital Kamerhe reste incertain, la sortie de Billy Kambale révèle une dimension plus personnelle de la crise. Loin de n’être qu’un simple combat de positionnement, l’affaire Kamerhe se transforme, par les mots de son loyal lieutenant, en un débat sur la nature même de l’homme politique : sa capacité à faire confiance et la loyauté de son entourage. C’est sur ce terrain que le parti de l’UNC semble miser, espérant que la sagesse des élus l’emportera, et qu’elle saura reconnaître non pas seulement le stratège, mais aussi l’homme.
Gédéon ATIBU









