Pour sa première apparition officielle depuis sa nomination à la tête du ministère de la Justice et Garde des sceaux, le ministre d’État Guillaume Ngefa a livré, ce mercredi, un message fort lors du briefing hebdomadaire du gouvernement. Aux côtés de son collègue Patrick Mutaya, ministre de la Communication et Médias, il a affirmé que la lutte contre la corruption au sein de l’appareil judiciaire constitue la boussole de son action.
« Ma mission à la tête du ministère de la Justice est de lutter, par tous les moyens possibles, contre la corruption dans l’appareil judiciaire de notre pays », a martelé Guillaume Ngefa, visiblement déterminé à imprimer une nouvelle dynamique dans ce secteur longtemps miné par les pratiques mafieuses.
Se présentant comme un « ministre de proximité et de terrain », Guillaume Ngefa a insisté sur sa volonté de travailler en contact direct avec les réalités du pays. Il a également évoqué l’avenir des 2 500 magistrats récemment nommés par le président de la République, soulignant que leur opérationnalisation reste un défi majeur.
« Nous avons besoin d’au moins 10 000 magistrats supplémentaires pour incarner une justice de terrain et réellement proche du peuple », a-t-il déclaré.
Les réformes annoncées
Parmi les priorités de son mandat, le ministre de la Justice a mis en avant : le renforcement de l’État de droit sur toute l’étendue du territoire national, la digitalisation du secteur de la justice pour moderniser les procédures, réduire les lenteurs administratives et limiter la corruption et l’élévation d’un appareil judiciaire crédible et efficace, capable d’accompagner la vision du chef de l’État en matière de bonne gouvernance.
Avec ce discours, Guillaume Ngefa envoie un signal clair : la corruption dans le secteur judiciaire ne sera plus tolérée. En plaçant cette lutte au cœur de son mandat, le ministre d’État veut marquer une rupture avec les pratiques qui ont terni l’image de la justice congolaise.
Son message résonne comme une déclaration de guerre contre les réseaux mafieux qui gangrènent la justice, et comme une promesse de bâtir une institution qui redonne confiance aux citoyens.
Michel KABEYA









