La situation des assistants parlementaires de l’Assemblée nationale a atteint un point de rupture. Sans salaires depuis le mois d’août, ces fonctionnaires dénoncent un traitement qu’ils qualifient d’inhumain, au point d’exposer publiquement leur misère devant les autorités parlementaires.
« Aujourd’hui le 48, nos enfants n’ont pas eu accès à l’école. Qu’est-ce que nous vous avions fait pour mériter ce qu’on est en train de vivre aujourd’hui ? », a lancé, la voix tremblante, un membre du bureau de la Corporation des assistants parlementaires, face au premier vice-président de l’Assemblée nationale, Tshilumbayi, et au doyen Christophe Mboso.
Ces travailleurs affirment qu’ils ne parviennent plus à subvenir aux besoins les plus élémentaires. Entre loyers impayés, factures en souffrance et enfants déscolarisés, la dignité de ces agents est piétinée. La détresse est telle que certains assistants ont dû intégrer leurs bailleurs dans les forums WhatsApp de la Corporation, pour que ces derniers constatent en direct qu’aucun salaire n’est encore tombé.
« Nous ne demandons pas des privilèges, mais simplement le droit de vivre du fruit de notre travail. Aujourd’hui, nous sommes humiliés, incapables de nourrir nos familles ni d’assurer l’avenir scolaire de nos enfants », confie un autre assistant, visiblement épuisé par cette situation intenable.
L’Assemblée nationale, qui s’érige en chambre du peuple, est aujourd’hui pointée du doigt pour son silence face à la misère de ceux qui accompagnent le travail parlementaire au quotidien. Les assistants exigent des réponses claires et des solutions urgentes, craignant que leur situation ne dégénère en une crise sociale plus large.
La balle est désormais dans le camp du Bureau de l’Assemblée nationale, sommé d’agir rapidement pour éviter que le cri d’alarme de ses propres collaborateurs ne se transforme en un scandale national.
Grâce Mukoj









