Avec ses vastes étendues de terres arables estimées à près de 30 millions d’hectares, son sol fertile et son climat propice, la province de Lomami ambitionne de devenir un véritable grenier agricole pour le Grand Kasaï et l’ensemble de la République démocratique du Congo. Cette vision a été réaffirmée lundi à Kamiji par le gouverneur, Me Iron Van Kalombo Musoko, lors du lancement officiel de la campagne agricole saison A 2025-2026.
« La province de Lomami est une terre bénie (…) son sol fertile, son climat favorable et sa population laborieuse en font un grenier agricole potentiel pour notre beau pays », a déclaré le chef de l’exécutif provincial, rendant un hommage appuyé au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour avoir replacé l’agriculture au cœur des priorités nationales.
Quatre mois après son arrivée à la tête de la province, le gouverneur Kalombo a créé la Société agro-pastorale du portefeuille provincial de Lomami (SAPLOM), une société par actions simplifiée unipersonnelle, présentée comme un instrument public de modernisation agricole.
« La SAPLOM a pour mission d’initier et de gérer les projets structurants, d’accompagner la mécanisation, de garantir une production durable et compétitive et, surtout, de rapprocher les paysans des outils modernes de production », a-t-il expliqué.
Selon lui, les premiers résultats sont déjà visibles. Environ 200 hectares de maïs et de haricots ont été produits dans les territoires de Ngandajika et de Luilu, preuve que « l’agriculture peut devenir le véritable pilier de la transformation économique de la province ».
De son côté, le ministre provincial de l’Agriculture, Doris Kayoka, a souligné l’importance de cette campagne, qui permet à la province de se doter de brigades agricoles motorisées.
« Je demande aux multiplicateurs et aux paysans de travailler sans relâche pour satisfaire nos besoins et redonner à la province son image de grenier agricole », a-t-il exhorté, tout en appelant les chefs coutumiers à éviter les conflits fonciers afin de garantir aux cultivateurs un climat de travail apaisé.
Avec ce lancement, Lomami entend non seulement répondre aux besoins alimentaires locaux, mais aussi s’imposer comme un acteur clé de la sécurité alimentaire nationale.









