Devant la tribune des Nations Unies, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a livré un discours empreint de gravité et de fermeté, appelant la communauté internationale à ouvrir enfin les yeux sur la tragédie qui ronge l’Est de la République démocratique du Congo depuis plus de trois décennies.
« Ce qui se passe dans mon pays n’est pas une simple succession de conflits locaux, mais une entreprise prédatrice planifiée, visant à piller nos ressources, effacer notre mémoire collective et détruire nos communautés », a-t-il martelé, exigeant la reconnaissance du génocide congolais.
Un appel à la vérité et à la justice
Dans un ton sans concession, le chef de l’État congolais a dénoncé les mécanismes qui alimentent la guerre dans la région des Grands Lacs, mettant en cause la convoitise internationale et les réseaux criminels qui exploitent les minerais stratégiques congolais au prix du sang de millions de victimes.
« Le Congo n’acceptera plus d’être réduit au silence, encore moins d’être traité comme une simple réserve de matières premières au service d’intérêts extérieurs », a insisté Félix Tshisekedi, exhortant les Nations Unies à soutenir le combat du peuple congolais pour la justice et la dignité.
Au-delà de ce plaidoyer, le Président a également annoncé la volonté de son pays de jouer un rôle actif au Conseil de sécurité, où la RDC siégera comme membre non permanent pour la période 2026–2027.
« Notre participation sera résolument constructive et holistique. Elle s’articulera autour de deux priorités indissociables : paix et sécurité, d’une part, et prévention et résolution des conflits, d’autre part », a-t-il déclaré, soulignant que l’expérience douloureuse du Congo le rend particulièrement légitime pour contribuer au Nouvel Agenda pour la paix.
Félix Tshisekedi a notamment plaidé pour une réforme en profondeur des opérations de maintien et de consolidation de la paix, afin qu’elles répondent réellement aux réalités des pays concernés. Il a également appelé à une adaptation urgente du système de sécurité collective des Nations Unies face aux nouvelles menaces mondiales.
À travers ce discours offensif, le Président congolais a voulu envoyer un message clair. Le Congo n’est plus disposé à subir. Son combat dépasse les frontières nationales et interpelle directement les consciences internationales.
« Reconnaître le génocide congolais, c’est faire œuvre de justice, mais c’est aussi prévenir la répétition de telles atrocités ailleurs », a-t-il conclu, déclenchant un tonnerre d’applaudissements dans l’hémicycle.
L’intervention de Félix Tshisekedi s’inscrit dans une séquence décisive où la RDC cherche à transformer ses drames en levier diplomatique, et à repositionner sa voix comme celle d’un acteur incontournable dans la quête de paix et de sécurité mondiales.
Alfred Ngongo









