Une trentaine de participants venus du Congo-Brazzaville, d’Angola et de la République démocratique du Congo (RDC) ont pris part, du 21 au 25 septembre, à un atelier sous-régional axé sur la pédagogie de mobilisation des forces vives pour la paix et les droits humains, organisé à Nkamba, siège spirituel de l’Église Kimbanguiste, dans la province du Kongo Central.
Durant quatre jours, militants des droits humains, acteurs associatifs et responsables communautaires ont réfléchi ensemble sur les moyens de mettre en place une dynamique régionale capable de répondre aux défis sécuritaires et sociaux communs aux trois pays voisins.
« Nos organisations ont réfléchi pendant ces quatre jours pour voir comment elles peuvent mener ensemble les actions pour promouvoir la paix et les droits humains dans ces trois pays », a déclaré Irène Monama, représentante de la Voix des Sans Voix (VSV), l’une des structures organisatrices aux côtés du Centre régional d’appui et de formation pour le développement (Crafod).
Au terme de leurs échanges, les participants se sont accordés sur une ligne claire : agir ensemble pour renforcer l’impact.
« La recommandation à retenir est que nous devons mener des actions communes pour obtenir plus de résultats et plus d’impact », a insisté Mme Monama, soulignant que la solidarité transfrontalière est une condition essentielle à la stabilité de la sous-région.
Nkamba, symbole de paix et de spiritualité
Le choix de Nkamba, ville sainte du Kimbanguisme, n’était pas anodin. Haut lieu spirituel, la cité a servi de cadre propice à des réflexions profondes sur les valeurs de paix, de réconciliation et de dignité humaine, dans une région marquée par des tensions politiques et sécuritaires récurrentes.
Cet atelier ouvre la voie à la mise en place de mécanismes conjoints de plaidoyer, de sensibilisation et de mobilisation communautaire, qui devront être déployés au Congo, en Angola et en RDC. Les acteurs engagés se disent confiants que cette alliance des forces vives contribuera à « bâtir une culture de paix durable » dans l’espace sous-régional.
Maxime Mbumba









