Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, vit au rythme d’un trafic routier souvent chaotique, où la circulation s’étouffe sous le poids des embouteillages monstres et de l’indiscipline de certains usagers. Pour répondre à ce défi, la Police de circulation routière (PCR) bénéficie depuis quelques semaines d’un renfort militaire dans le cadre d’un déploiement mixte. Mais au-delà de cette présence dissuasive, c’est le comportement des policiers eux-mêmes qui est désormais placé sous la loupe de la hiérarchie.
À l’issue d’une réunion d’évaluation du dispositif, le commandant de la police de Kinshasa, le général Israël Kantu, a tenu à hausser le ton. Dans un message ferme mais empreint de pédagogie, il a exhorté ses éléments à conjuguer discipline, politesse et courtoisie dans l’exercice de leur mission.
« Je demande à mes éléments commis à la régulation du trafic dans les différents carrefours et ronds-points d’être polis, disciplinés et surtout courtois. Mais la courtoisie n’exclut pas la fermeté », a-t-il martelé.
Cette sortie publique traduit une volonté claire de redorer l’image de la police, souvent accusée par la population de comportements brutaux, de corruption ou encore de laxisme. En mettant en avant les valeurs de respect et de discipline, le général Kantu veut instaurer une nouvelle culture professionnelle au sein de la PCR : celle d’une police au service du citoyen, mais capable de maintenir l’ordre avec rigueur.
Ce discours résonne comme un rappel à l’éthique policière, à un moment où la capitale, tentaculaire et bouillonnante, exige des forces de l’ordre une attitude exemplaire pour mériter la confiance du public. « Courtoisie n’exclut pas fermeté » : la formule choisie par le général Israël Kantu sonne comme un slogan d’engagement et de transformation, une ligne directrice qui pourrait marquer un tournant dans la gestion de la circulation à Kinshasa.
La balle est désormais dans le camp des policiers de terrain, appelés à incarner ce changement et à démontrer que discipline et efficacité ne sont pas incompatibles avec respect et humanité.
Grâce Mukoj









