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Kisangani : OLPA crie à l’injustice et exige une enquête urgente après l’agression du journaliste David-Gaston Mukendi

L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA) monte au créneau. L’ONG de défense et de promotion de la liberté de la presse dénonce avec la plus grande fermeté l’agression sauvage dont a été victime David-Gaston Mukendi, journaliste du média en ligne Kis24.info, le 8 octobre 2025 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

Selon les témoignages recueillis, le journaliste a été attaqué devant le bureau du gouverneur alors qu’il couvrait un rassemblement pacifique organisé par des activistes de la société civile réclamant la libération de Jedidia Mabela, militant du mouvement citoyen LUCHA, condamné à six mois de prison par le Tribunal de paix de Kisangani/Makiso.

Des individus non autrement identifiés se sont rués sur lui, le rouant de coups, avant de lui arracher son téléphone et son trépied-caméra. L’un des agresseurs aurait été reconnu comme un employé du gouvernorat, ce qui rend l’affaire encore plus préoccupante.

Pour OLPA, il ne s’agit pas d’un simple incident mais d’une atteinte grave et inacceptable au droit d’informer et d’être informé, droit pourtant garanti tant par la législation congolaise que par les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits humains.

« Rien ne peut justifier une telle barbarie contre un professionnel des médias en plein exercice de sa mission. C’est une attaque frontale contre la liberté de la presse », s’indigne OLPA dans sa déclaration.

Face à ce qu’elle qualifie de dérive dangereuse, l’organisation exige : l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour identifier et sanctionner les auteurs de cette agression ; la restitution sans condition du matériel de travail confisqué et le respect scrupuleux de la liberté de la presse et de l’intégrité physique des journalistes sur toute l’étendue du territoire national.

OLPA rappelle que la presse n’est pas un ennemi mais un pilier de la démocratie et de l’État de droit. À Kisangani comme ailleurs en République démocratique du Congo, les journalistes doivent pouvoir travailler sans craindre pour leur sécurité.

Maxime Mbumba

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