Le climat est tendu autour de l’Hôpital général de référence de Kinkole, situé dans la commune de N’sele. Des membres du personnel soignant dénoncent une montée de l’insécurité qu’ils attribuent à la présence des déguerpis du site de Pakadjuma, installés aux abords de l’établissement hospitalier.
« Nous vivons dans l’insécurité depuis l’arrivée des déguerpis de Pakadjuma dans notre hôpital. Pour nous, qui travaillons souvent la nuit et assurons la garde des malades, la situation est devenue très difficile. Nous nous sentons en insécurité », témoigne Jina Kitambala, infirmière au sein de l’établissement.
Selon elle, la situation se dégrade particulièrement à la tombée de la nuit. « Déjà à partir de 19 heures ou 20 heures, il n’est plus possible de sortir sur l’avenue, même pour acheter quelque chose, à cause de ce climat d’insécurité totale », explique-t-elle.
Le personnel affirme que certaines personnes, parmi les déplacés installés dans l’enceinte ou à proximité de l’hôpital, profiteraient de l’obscurité pour commettre des actes de banditisme et d’extorsion contre les riverains et les travailleurs de santé.
Face à cette situation, les soignants lancent un appel pressant aux autorités urbaines de Kinshasa. Ils demandent la délocalisation des occupants vers un site jugé plus approprié et mieux encadré. « Nous demandons à l’autorité urbaine de les délocaliser, si possible vers un site plus approprié », insiste l’infirmière.
Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités compétentes concernant une éventuelle mesure de relocalisation. En attendant, le personnel médical affirme continuer à assurer ses services, malgré la peur et les contraintes sécuritaires.
Cette situation relance le débat sur la gestion des déguerpissements et l’encadrement des populations vulnérables dans la capitale congolaise, où les enjeux humanitaires et sécuritaires se croisent de plus en plus fréquemment.
Grâce MUKOJ









