Alors que l’inquiétude grandit après l’annonce d’une nouvelle flambée d’Ebola en Ituri, les autorités sanitaires congolaises tentent de rassurer la population. Le ministre de la Santé publique, Dr Samuel Roger Kamba, affirme que la souche Bundibugyo identifiée dans cette 17e épidémie est réputée moins létale que la souche Zaïre, tout en assurant que les dispositifs de riposte sont déjà opérationnels sur le terrain.
Selon le ministre, la souche Bundibugyo détectée dans cette nouvelle épidémie présente un taux de létalité moins élevé que d’autres variantes du virus Ebola, notamment la souche Zaïre, historiquement plus meurtrière. Les équipes médicales, les dispositifs de surveillance ainsi que les structures de riposte ont déjà été déployés afin de contenir rapidement la propagation de la maladie.
« La souche Bundibugyo est considérée comme moins létale que la souche Zaïre. Les équipes médicales et de surveillance sont déjà mobilisées pour assurer une prise en charge rapide des cas suspects et renforcer le contrôle sanitaire dans les zones concernées », a déclaré le ministre de la Santé, Dr Samuel Roger Kamba.
Les autorités sanitaires rappellent que plusieurs symptômes doivent alerter la population, notamment une forte fièvre, une fatigue intense, des maux de tête, des douleurs musculaires, des vomissements et des diarrhées. Dans certaines situations, des saignements peuvent également apparaître.Face aux risques de désinformation et de panique, le gouvernement insiste sur la nécessité de privilégier les canaux officiels pour suivre l’évolution de la situation sanitaire dans la province de l’Ituri.
« Nous appelons la population à signaler rapidement tout cas suspect aux structures sanitaires les plus proches et à suivre uniquement les informations officielles afin d’éviter la panique et les fausses rumeurs qui peuvent compliquer la riposte », a insisté le ministre.
Cette nouvelle épidémie intervient dans un contexte où la RDC demeure l’un des pays africains les plus confrontés aux résurgences du virus Ebola. Les autorités sanitaires nationales, avec l’appui des partenaires internationaux, espèrent toutefois limiter rapidement la chaîne de transmission grâce aux mécanismes d’intervention déjà activés sur le terrain.
Patient MUKUNA









