La page Jacques Kyabula Katwe se tourne au Haut-Katanga. Retenu à Kinshasa depuis juillet 2025 dans le cadre de consultations politiques et institutionnelles, l’ancien chef de l’exécutif provincial a officiellement présenté, ce jeudi 21 mai, sa démission au président Félix Tshisekedi. Pendant toute cette période d’absence, c’est son vice-gouverneur Martin Kazembe qui assurait l’intérim à la tête de la province.

Dans sa lettre adressée au chef de l’État, l’ancien gouverneur explique avoir pris cette décision au nom de la stabilité institutionnelle et du bon fonctionnement de la province, dans un contexte marqué par des critiques croissantes liées à son absence.
« Au cours des derniers mois, ma présence prolongée à Kinshasa, requise pour des raisons professionnelles et institutionnelles, m’a éloigné de ma province dans un contexte particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Cette situation a suscité des interrogations légitimes ainsi que des critiques relatives à mon absence durant une période de fragilité dans le Haut-Katanga », écrit Jacques Kyabula Katwe.
Reconnaissant la portée politique de cette situation, Jacques Kyabula affirme avoir choisi de « tirer toutes les conséquences » afin d’éviter une crise institutionnelle dans la province.
« Conscient de l’exigence de responsabilité qui s’attache à toute charge publique, et soucieux de préserver la sérénité des institutions ainsi que le bon fonctionnement de l’administration provinciale, j’ai estimé qu’il était de mon devoir de tirer toutes les conséquences politiques et administratives de cette situation. C’est donc avec un esprit de responsabilité républicaine et dans l’intérêt supérieur de la province ainsi que de la Nation que je vous présente ma démission », poursuit-il.
Dans cette correspondance, l’ex-gouverneur réaffirme également sa fidélité au président Félix Tshisekedi et à sa vision politique, tout en se disant prêt à continuer à servir la République sous une autre forme.
Cette démission ouvre désormais une nouvelle séquence politique dans le Haut-Katanga, une province stratégique tant sur le plan économique que politique. Depuis plusieurs mois, l’absence prolongée de Jacques Kyabula alimentait rumeurs, tensions politiques et interrogations sur la gouvernance provinciale.
Durant cette période, c’est le vice-gouverneur Martin Kazembe qui assumait l’intérim, tentant de maintenir le fonctionnement des institutions provinciales dans un climat marqué par des incertitudes politiques persistantes.
Le départ officiel de Jacques Kyabula pourrait désormais rebattre les cartes au sein de l’exécutif provincial et relancer les ambitions politiques autour du contrôle de l’une des provinces les plus influentes du pays.
Grâce MUKOJ









