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Lualaba empoisonné : des ONG exigent des inspections urgentes chez TFM après une pollution toxique

Deux organisations de la société civile, IPDHOR (Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale) et ADID (Action pour le Développement Intégral et Durable), tirent la sonnette d’alarme. Face à une pollution environnementale alarmante dans la province du Lualaba, ces structures appellent les autorités à des actions immédiates et concrètes pour protéger les communautés riveraines, gravement affectées.

Depuis le 10 avril 2025, les populations vivant près des rivières Kelangile et Kintshitshi signalent la présence d’une substance blanchâtre toxique, qui serait issue de l’usine 30K de l’entreprise Tenke Fungurume Mining (TFM). Cette substance a déjà détruit plus de 350 champs maraîchers, affectant des cultures vivrières essentielles telles que les tomates, oignons, choux, amarantes, canne à sucre, goyaviers et cucurbitacées.

Un monitoring effectué à Kabombwa a révélé des brûlures inquiétantes sur ces cultures, conséquences d’une probable contamination chimique. Au-delà de l’impact environnemental, les conséquences socio-économiques sont désastreuses : perte de revenus, insécurité alimentaire, déscolarisation et précarisation des familles.

Un appel clair à l’action

IPDHOR et ADID formulent plusieurs demandes urgentes :

Au Ministère National de l’Environnement : envoyer une mission indépendante, évaluer la situation de manière transparente, et sanctionner tout manquement aux normes.

À la Gouverneure du Lualaba : créer une commission spéciale d’audit, inclure les communautés affectées et garantir une indemnisation équitable.

À l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) : réaliser une expertise scientifique, publier un rapport détaillé, et exiger de TFM un plan de restauration écologique.

Le droit à un environnement sain

Les deux ONG rappellent que la Constitution congolaise, ainsi que les traités internationaux, garantissent le droit à un environnement sain. Elles réitèrent leur engagement à suivre cette affaire jusqu’à son dénouement, à accompagner les victimes, et à faire de la justice environnementale une priorité.

B.A

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