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Guerre en RDC : les États-Unis exigent le retrait des troupes rwandaises avant la signature de l’accord de paix

Les négociations de paix en République démocratique du Congo (RDC), organisées sous l’égide du Qatar, avancent difficilement. Selon des sources proches du dossier, les États-Unis souhaitent que les troupes rwandaises quittent le territoire congolais avant toute signature officielle de l’accord de paix. Ce retrait est une condition majeure dans les discussions.

Le projet d’accord, élaboré par Washington, prévoit également un « Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité » qui pourrait intégrer « du personnel d’observation militaire rwandais et étranger » pour traiter des enjeux sécuritaires, notamment « la présence continue au Congo de milices hutues rwandaises ». Ce point reflète la complexité sécuritaire dans l’est de la RDC.

Par ailleurs, les analystes soulignent que le groupe souvent cité, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), « ne représente plus une menace réelle pour le Rwanda », même si le gouvernement rwandais, dirigé par Paul Kagame, maintient qu’il s’agit d’une « menace sérieuse ». Ce décalage nourrit les tensions dans les négociations.

Le texte prévoit également que le Congo s’engage à « permettre au M23 de participer à un dialogue national sur un pied d’égalité avec les autres groupes armés non étatiques de la RDC ». Cette clause constitue une concession importante pour Kinshasa, qui considère le M23 comme « un groupe terroriste et un mandataire du Rwanda ».

Le gouvernement congolais mène en parallèle des discussions directes avec le M23 en vue d’un accord visant à mettre fin au récent cycle de combats. Selon le projet d’accord, le Rwanda « prendra toutes les mesures possibles pour garantir » le retrait du M23 des territoires qu’il contrôle, conformément aux termes négociés à Doha.

Une source informée a indiqué à Reuters que le Qatar avait présenté un projet de proposition aux deux délégations, lesquelles consultent actuellement leurs dirigeants avant de poursuivre les négociations. Cependant, un responsable rebelle a indiqué que « peu de progrès » avaient été réalisés vers un accord final, notamment sur la question du retrait territorial du M23.

CKK

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