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RDC : Kabund lance la gauche congolaise pour une rupture totale

Dans un discours aux accents patriotiques et à la tonalité martiale, Jean-Marc Kabund a haussé le ton contre les velléités déstabilisatrices des pays voisins de la RDC. À l’occasion du lancement officiel de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC), le président de l’Alliance pour le Changement a tracé une ligne rouge claire : toute atteinte à la souveraineté congolaise équivaudra à une déclaration de guerre.

« La guerre ne sera pas une option mais une obligation sacrée », a martelé Kabund, appelant à la vigilance face aux menaces extérieures.

Sans citer explicitement le Rwanda, Jean-Marc Kabund a fait allusion aux ingérences récurrentes de certains États frontaliers, accusés de soutenir des groupes armés opérant à l’Est de la RDC. Il a averti que tout acte ou propos émanant d’un État voisin et menaçant l’intégrité du territoire congolais sera assimilé à une agression directe.

« Pour des raisons existentielles, la guerre ne sera plus un choix stratégique, mais une nécessité nationale », a-t-il insisté sous les applaudissements de ses partisans.

Kabund n’en est pas resté aux mots. Il a promis la mise en place d’une armée puissante, professionnelle et dissuasive, forte de 500.000 à 750.000 soldats bien formés et bien équipés. Un projet ambitieux qu’il inscrit dans une vision de souveraineté militaire et de sécurité nationale.

La Coalition de la Gauche Congolaise, dont le lancement a eu lieu à Kinshasa, réunit des partis politiques, des mouvements citoyens, des syndicats et plusieurs personnalités de la société civile. Cette nouvelle plateforme entend incarner une « gauche patriotique » capable de défendre les intérêts du peuple congolais face aux défis internes et externes.

Bref, Kabund tente de se positionner comme un homme d’État prêt à défendre la nation, capitalisant sur le sentiment d’humiliation nationale dans la crise sécuritaire de l’Est. Ce discours musclé pourrait séduire une frange de l’opinion congolaise avide de fermeté, mais il soulève aussi la question de la faisabilité économique et diplomatique de ses promesses militaires.

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