Alors que l’initiative conjointe de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) suscite un débat de plus en plus nourri sur la scène politique congolaise, certains caciques de l’Union sacrée se sont empressés de prendre position souvent de manière critique face à cette démarche des confessions religieuses visant à favoriser un dialogue national autour des réformes et de la gouvernance.
Pour le Dr Tharcisse Loseke, Analyste politique, cette agitation dans le camp présidentiel n’est qu’un écran de fumée.
« La position actuelle de certains caciques de l’Union sacrée vis-à-vis de l’initiative CENCO – ECC reflète très bien ce que le feu Président Étienne Tshisekedi a toujours dit : ‘Dans une dictature, le seul homme politique c’est le dictateur lui-même, tous les autres soi-disant politiciens ne sont que ses suiveurs’. Donc attendons patiemment la position de la personne qui décide réellement et non celle de ses suiveurs », a-t-il déclaré.
Cette sortie relance le débat sur la centralisation du pouvoir autour du chef de l’État, et sur le rôle réel des acteurs politiques de la majorité au pouvoir. Pendant que certains membres de l’Union sacrée accusent les églises de vouloir s’immiscer dans le champ politique, d’autres observateurs estiment qu’il s’agit là d’un refus de dialogue et d’un mépris envers la société civile.
L’initiative de la CENCO et de l’ECC, qui se veut inclusive et tournée vers l’intérêt général, continue de tracer son chemin malgré les résistances. Elle propose notamment une concertation autour de la réforme électorale, de la sécurité dans l’Est du pays et de la lutte contre la corruption.
En attendant la position officielle du Président de la République, plusieurs voix, tant dans l’opposition que dans la société civile, appellent au dépassement des clivages pour répondre aux urgences du moment.
Ben AKILI









