Alors que la République Démocratique du Congo (RDC) négocie de nouveaux accords stratégiques avec le Rwanda et les États-Unis sur l’exploitation des minerais, la coalition citoyenne Le Congo N’est Pas à Vendre (CNPAV) appelle à une vigilance accrue. Objectif : garantir que ces partenariats servent réellement les intérêts du peuple congolais.
Dans un communiqué, le CNPAV dit suivre « avec grande attention les négociations en cours portant sur la signature d’accords de partenariat […] concernant l’exploitation des ressources naturelles de la RDC, et plus particulièrement les minerais stratégiques ».
Le mouvement évoque notamment l’Énoncé des Principes du Cadre d’Intégration Économique Régionale, signé le 1er août entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine, couvrant l’énergie, les infrastructures, les chaînes d’approvisionnement en minerais (cuivre, cobalt, lithium, coltan, terres rares), la gestion des parcs, la santé publique et le tourisme.
Parallèlement, des discussions bilatérales sont en cours avec Washington pour favoriser les investissements américains dans le secteur minier congolais.
Le CNPAV cite notamment l’Énoncé des Principes du Cadre d’Intégration Économique Régionale, signé le 1er août entre la RDC et le Rwanda sous médiation américaine, ainsi que les pourparlers avec Washington pour attirer les investissements américains dans le secteur minier.
L’organisation fixe quatre priorités à savoir : respect strict du Code Minier, publication des noms des négociateurs et de leurs mandats, lutte contre la corruption — en référence aux « 30 millions USD perçus lors de la renégociation Sicomines » — et amélioration de la gouvernance, y compris la répression des crimes économiques attribués au Rwanda.
Le CNPAV promet enfin de « poursuivre sans relâche son travail de lutte contre la corruption et de préservation des intérêts du peuple congolais », affirmant que tout accord doit servir « la souveraineté, le bien-être, la paix et la prospérité » du pays.
Ben AKILI









