Vingt et un ans après le massacre de Gatumba, le souvenir reste intact et la douleur toujours vive. Ce jeudi 14 août, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a pris part à la cérémonie commémorative organisée par la communauté Banyamulenge en hommage aux plus de 160 victimes assassinées dans la nuit du 13 au 14 août 2004, dans un camp de réfugiés au Burundi.
Aux côtés du ministre d’État Alexis Gisaro et de l’ancien ministre des Droits Humains, Patrick Muyaya a exprimé, au nom du gouvernement congolais, sa solidarité envers les familles éprouvées et son engagement à poursuivre la quête de justice.
« Je salue le courage de la communauté qui se lève chaque année contre l’oubli… 20 ans après, la plaie reste ouverte, le deuil infini et notre peine toujours immense. Plus que le chagrin, c’est la quête inébranlable de justice qui nous guide », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Le ministre a insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur ce crime, d’identifier et de traduire en justice les responsables, afin qu’aucun Congolais ne revive jamais une telle tragédie.
« Quelles que soient nos origines, nous partageons tous une même terre, une même histoire et une même inspiration à la paix », a-t-il rappelé.
Patrick Muyaya a également salué l’engagement pacifique de la communauté Banyamulenge, soulignant que cette commémoration ne doit pas seulement être un moment de recueillement, mais aussi un appel à bâtir une République fondée sur la justice et la solidarité.
Contexte
Dans la nuit du 13 au 14 août 2004, 166 membres du groupe ethnique tutsi ont été tués dans un camp de réfugiés à Gatumba, à la frontière entre le Burundi et la RDC. Ce massacre avait suscité une indignation internationale, mais ses auteurs n’ont jamais été jugés. Cette année encore, la communauté Banyamulenge, en RDC et à travers le monde, a réitéré son appel à la Cour pénale internationale pour que justice soit rendue.
Patient Mukuna









