La Société Civile Révolutionnaire a tiré la sonnette d’alarme sur la situation tendue qui prévaut autour du site minier de Kamoto Copper Company (KCC), dans la province du Lualaba. Dans une correspondance adressée au ministre des Mines, elle dénonce la présence militaire jugée illégale et source de graves violations des droits humains.
Selon cette structure citoyenne, le déploiement d’éléments des Forces armées dans et autour de KCC a entraîné un climat de peur et de tension marqué par des tueries à main armée, des extorsions, des tracasseries ainsi que des conflits récurrents avec les communautés riveraines.
« Cette situation est contraire à la vocation première des forces armées qui est d’assurer la sécurité des citoyens et de défendre l’intégrité du territoire », rappelle la lettre.
Pour la Société Civile Révolutionnaire, la gestion des sites miniers relève exclusivement des autorités civiles et non des militaires. La militarisation, affirme-t-elle, « fragilise la cohésion entre les communautés locales et les autorités politico-administratives » et alimente des conflits sociaux déjà latents.
En s’appuyant sur l’article 85 de la Constitution, elle exige le retrait « immédiat et sans condition » des militaires du site KCC. Elle recommande que la sécurité des installations minières soit assurée par la police des mines et les services spécialisés prévus par la réglementation.
Au-delà de cette dénonciation, les acteurs de la société civile disent vouloir préserver la paix sociale, la quiétude des populations et surtout la transparence dans la gestion des ressources naturelles qui, selon eux, doivent bénéficier à toute la province et non devenir une source de violences.
Ben AKILI





