La capitale congolaise refuse de se noyer définitivement sous les ordures. Lundi, un ambitieux projet baptisé « Kinshasa Vert » a été officiellement lancé par la fondation « Les amis de Dodo Mika », déterminée à mener une véritable croisade écologique dans les 24 communes de la ville.
Pendant quatre mois, de septembre à décembre, cette initiative se veut une grande campagne de sensibilisation citoyenne et d’éducation écologique, ciblant en priorité la jeunesse congolaise, moteur du changement. « Nous avons lancé un nouveau projet de terrain, + Kinshasa Vert +, dans le but de sensibiliser la population, en particulier les jeunes, aux enjeux environnementaux et à l’insalubrité urbaine », a expliqué Ferdinand Kasanda, directeur exécutif de la fondation.
À Kinshasa, où les montagnes d’immondices poussent plus vite que les espaces verts, ce projet sonne comme un appel au sursaut collectif. La gestion des déchets, l’urbanisation galopante et le manque d’espaces publics assainis plongent la mégalopole dans une crise environnementale chronique, menaçant la santé et la dignité des habitants.
« Kinshasa Vert » vient ainsi rappeler que l’environnement n’est pas une affaire secondaire, mais une question vitale pour l’avenir de la capitale et de ses plus de 15 millions d’âmes.
Le projet ne se limite pas à des discours. Des actions concrètes sont prévues : campagnes de salubrité, plantations d’arbres, séances de formation à l’écocitoyenneté et création de clubs verts dans les écoles et universités. L’objectif est clair : faire de chaque Kinois un acteur de la protection de son cadre de vie.
« C’est une bataille contre l’indifférence et l’habitude de vivre dans l’insalubrité », martèle Ferdinand Kasanda, qui appelle à un engagement massif des jeunes, mais aussi des autorités locales et des leaders communautaires.

Vers une culture écologique durable
Si l’initiative réussit, elle pourrait devenir un modèle pour d’autres villes du pays. Car au-delà de la sensibilisation ponctuelle, « Kinshasa Vert » ambitionne d’ancrer une culture écologique durable, où la propreté et la protection de l’environnement ne seront plus perçues comme des corvées, mais comme des réflexes citoyens.
« Kinshasa ne mérite pas d’être la capitale de la saleté. Elle doit redevenir une ville vivable, respirable, respectueuse de ses habitants », conclut le directeur exécutif.
Avec « Kinshasa Vert », l’heure n’est plus à la résignation mais à l’action. La bataille pour une capitale propre et verte est lancée.
Grâce Mukoj









