La capitale congolaise a vibré ce jeudi au rythme des mots et des livres à l’occasion de la neuvième édition de la Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa, organisée par le Centre Wallonie-Bruxelles. Ce rendez-vous annuel, devenu incontournable depuis 2016, rassemble écrivains, artistes, scientifiques et passionnés de culture autour d’un thème porteur. « Voix des femmes, échos de résilience, quand la littérature bâtit la paix ».
« Ce rendez-vous est l’occasion de célébrer, sans faille, non seulement le livre mais aussi la littérature congolaise. Depuis près de dix ans, nous offrons aux écrivains congolais une vitrine pour mettre en lumière leurs œuvres », a déclaré Richard Ali, directeur général du Centre Wallonie-Bruxelles.
La cérémonie a connu la participation de plusieurs autorités, dont Yolande Elebe, ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, qui a officiellement lancé les assises. Dans son allocution, elle a invité les auteurs congolais à s’inscrire dans les bases de données numériques du ministère, en vue d’une meilleure prise en charge. Elle a surtout exhorté les écrivains à « écrire pour une résilience effective en RDC ».
Trois jours d’échanges et de découvertes
Au-delà des expositions de livres, la rentrée littéraire propose un programme riche et varié : spectacles théâtraux, performances de slam, débats scientifiques et rencontres littéraires.
« La délicatesse de cette cérémonie réside dans la valorisation de la lecture et de toutes les formes d’art qui l’accompagnent. Pendant trois jours, nous appelons les Kinois à venir expérimenter ces échanges culturels », a ajouté Richard Ali.

L’enthousiasme des lecteurs
Présents en grand nombre, les passionnés de lecture ont salué la qualité et la diversité de l’événement.
« Chaque édition est une véritable fête culturelle. Nous invitons surtout les jeunes Kinois à s’approprier la culture de la lecture », a confié un lecteur enthousiaste.
La neuvième édition de la Grande Rentrée Littéraire de Kinshasa s’impose ainsi comme une danse intellectuelle, où les mots et les idées remplacent les pas. Une invitation à faire vibrer les esprits autant que les corps, au service d’une littérature congolaise toujours plus vivante.
Michel KABEYA









