La démission surprise de Vital Kamerhe de la présidence de l’Assemblée nationale a provoqué une onde de choc sur la scène politique congolaise. Alors que l’opinion publique s’attendait à une réaction ferme, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a choisi un ton apaisant, recentrant le débat sur l’essentiel : la stabilité institutionnelle et la paix dans le pays.
« J’ai appris comme vous la démission de Vital Kamerhe. La rentrée parlementaire devait se faire dans le calme et la sérénité, mais les institutions ont leur propre fonctionnement. Je suis certes le garant de leur bon fonctionnement mais ce qui m’importe est la stabilité », a-t-il déclaré, mettant en évidence son souci de préserver l’équilibre entre les pouvoirs.
Un message de responsabilité et de retenue
Plutôt que d’alimenter la polémique, Félix Tshisekedi s’est voulu rassembleur. En affirmant qu’il continue de considérer Vital Kamerhe comme « un allié, un frère, à moins qu’il en décide autrement », le chef de l’État envoie un signal fort : les divergences institutionnelles ne doivent pas entacher l’alliance politique et encore moins fragiliser l’unité nationale.
Cette posture traduit la vision qu’il a toujours affichée depuis son accession au pouvoir : placer la paix, la cohésion et la stabilité au-dessus des calculs partisans. Pour lui, la démission de Kamerhe n’est pas une victoire politique d’un camp contre un autre, mais un épisode qui doit être dépassé dans le respect du jeu démocratique.
Ramener la paix par la stabilité institutionnelle
Dans un contexte où la RDC fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment à l’Est du pays, Félix Tshisekedi semble vouloir éviter que les tensions politiques internes viennent perturber les priorités nationales. « Je ne suis pas responsable de ce qui est arrivé à l’Assemblée nationale », a-t-il insisté, marquant la distance entre son rôle de garant de la Constitution et les dynamiques internes du pouvoir législatif.
En d’autres termes, le président veut rappeler que la paix passe aussi par la stabilité des institutions : une Assemblée nationale fonctionnelle, un exécutif concentré sur ses missions et une justice qui poursuit son travail sans interférences politiques.
Cette réaction mesurée du chef de l’État s’inscrit dans une stratégie plus large : rassurer les citoyens et la communauté internationale que la RDC reste sur la voie de la consolidation démocratique. En gardant le cap sur la paix et la stabilité, Tshisekedi cherche à projeter l’image d’un président attaché à la cohésion nationale, au-dessus des querelles de leadership.
Maxime Mbumba









