Le Front Commun pour le Congo (FCC) a violemment réagi, ce mardi 30 septembre, au verdict rendu par la Haute Cour militaire contre son Autorité Morale. Pour la plateforme, il ne s’agit nullement d’un acte de justice, mais d’un « procès stalinien », écrit à l’avance et mené au mépris des lois et de la vérité ».
Dans un communiqué au ton tranchant, le FCC accuse le régime en place d’avoir instrumentalisé la justice militaire pour régler des comptes politiques.
« Depuis quatre ans, nous dénonçons la restauration rampante d’une dictature. Ce procès n’est qu’une mascarade judiciaire, la chronique d’un meurtre annoncé de la démocratie », tonne le texte.
Pour le FCC, le verdict « illégal de bout en bout » démontre qu’aucune institution n’échappe à la mainmise du pouvoir. La plateforme accuse le Chef de l’État actuel de « se rêver en monarque absolu » et de gouverner par la terreur, citant en exemple « les massacres de Kilwa, la répression sanglante des wazalendo à Goma et bien d’autres crimes restés impunis ».
L’indignation du FCC va bien au-delà de la défense de son Autorité Morale. « Ce n’est pas seulement un ancien Président de la République qui a été condamné. C’est l’État de droit lui-même qui a été exécuté sur l’autel de la vengeance politique », déclare la coalition.
Selon elle, la décision de la Haute Cour militaire enterre vingt ans de conquêtes démocratiques, obtenues au prix du sang et du sacrifice du peuple congolais.
« Cette condamnation est inacceptable. Elle sera combattue sans répit, avec détermination, jusqu’à ce que la tyrannie soit vaincue. Et elle le sera ! », promet le FCC.
La plateforme appelle à la mobilisation générale, qualifiant ce combat de « devoir constitutionnel » face à un régime qui aurait « franchi le Rubicon de l’autocratie ».
Ce bras de fer judiciaire risque d’ouvrir une nouvelle séquence de tensions explosives sur la scène politique congolaise. Tandis que le camp présidentiel salue la décision de justice, le FCC parle de « parodie tragique, digne des régimes les plus sombres de l’Histoire ».
La fracture est désormais béante. Et une question brûle toutes les lèvres : le Congo est-il en train de basculer vers un régime autoritaire assumé ?
Patient Mukuna









