La chambre haute du Parlement veut faire de la protection des droits fondamentaux des femmes et des personnes vulnérables, son champ de bataille. Jeudi 02 Octobre 2025, l’assemblée plénière du Sénat a déclaré recevable la proposition de loi portée par le sénateur Modeste Bahati, deuxième vice-président de l’institution, visant à lutter contre les violences domestiques et les discriminations liées au genre.
« Au vu de toutes les questions soulevées dans le cadre de ce débat général, la proposition de loi portant protection des femmes et autres personnes victimes de violences domestiques et de discriminations liées au genre est déclarée recevable. Elle sera transmise à la commission mixte Socioculturelle Genre Famille et Enfants – Politique, Administrative, Juridique et Droits Humains (PAJ). Le bureau accorde cinq jours à cette commission pour un examen approfondi », a déclaré le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, en clôturant le débat.
Par cette initiative, Modeste Bahati confirme son engagement politique en faveur des couches longtemps marginalisées. Connu pour son franc-parler et son sens du combat social, le sénateur n’a pas hésité à mettre en avant l’urgence d’un arsenal juridique protecteur dans un pays où les violences faites aux femmes et aux enfants continuent d’être banalisées.
En initiant cette proposition de loi, il inscrit son nom dans la longue bataille pour l’égalité et la dignité humaine en République démocratique du Congo. À travers ce texte, Bahati Lukwebo veut offrir un cadre clair de protection et de sanction, afin que la société congolaise cesse d’être un espace où les violences domestiques sont tolérées dans le silence.
La recevabilité de cette proposition de loi n’est pas seulement une formalité parlementaire. Elle envoie un signal politique fort. Le Sénat, sous la présidence de Sama Lukonde, montre sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de protection sociale, de modernisation juridique et de défense des droits humains.
Dans un pays confronté à des crises multiples, cette initiative législative est perçue comme une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violences et une reconnaissance officielle du droit à la dignité des femmes et des victimes de discriminations.
La balle est désormais dans le camp de la commission mixte chargée de l’examen du texte. Elle dispose de cinq jours pour analyser en profondeur les dispositions proposées, avec la lourde responsabilité de restituer un rapport qui pourrait ouvrir la voie à l’adoption d’une loi historique.
En attendant, le nom de Modeste Bahati Lukwebo s’inscrit déjà comme celui d’un sénateur porteur d’un combat de justice et d’égalité, déterminé à transformer les débats en actes législatifs concrets.
Patient Mukuna









