Cinq ouvriers ont trouvé la mort, écrasés par l’effondrement brutal d’un énorme bloc de béton alors qu’ils étaient en plein travail de curage des caniveaux, ce samedi 04 octobre. La scène, d’une extrême violence, a laissé les victimes gravement mutilées, plongeant familles et riverains dans la consternation.
Selon les témoins, le drame s’est produit en pleine matinée, au moment où les travailleurs, sans équipements de protection adaptés, tentaient de dégager les caniveaux. Soudain, un pan de béton mal soutenu s’est détaché, s’abattant sur eux avec une force dévastatrice. Aucun d’entre eux n’a survécu.
La question de la sécurité des ouvriers se pose avec acuité. Comment, dans une ville où les chantiers se multiplient, de telles négligences peuvent-elles encore coûter des vies ? Les familles endeuillées dénoncent un « crime par imprudence », pointant du doigt l’absence de mesures de prévention élémentaires, pourtant exigées par la loi.
Des habitants en colère accusent les autorités locales de laisser prospérer des chantiers improvisés, où les règles de sécurité sont souvent foulées aux pieds au nom de la rapidité et du profit. « Cinq vies perdues pour des caniveaux, c’est inacceptable. Qui va répondre de ce massacre silencieux ? », s’indigne un témoin.
Alors que les dépouilles sont transférées à la morgue, l’émotion reste vive. Cet accident tragique de Matete rappelle, une fois de plus, la fragilité de la vie des ouvriers congolais, souvent sacrifiés sur l’autel de l’indifférence et du laxisme.
La population attend désormais des explications claires, mais surtout des sanctions. Car derrière ces cinq vies brisées, c’est toute une société qui crie justice.
Grâce Mukoj









