Face aux ravages environnementaux causés par l’exploitation minière et au silence des autorités, les jeunes du Lualaba ont décidé de prendre la parole. Réunis pendant deux jours à Kolwezi dans le cadre d’un atelier sur le droit de l’environnement et la justice climatique, ils ont lancé un cri du cœur à travers une déclaration finale sans équivoque : « le temps de l’inaction est terminé« .
Organisé par l’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR), cet atelier a rassemblé des étudiants, journalistes, membres de la société civile, jeunes leaders communautaires et représentants du Conseil urbain de la jeunesse. Ensemble, ils ont dressé un constat alarmant, celui de la province du Lualaba, pourtant riche en ressources naturelles, qui paie un lourd tribut aux conséquences du réchauffement climatique et à la dégradation environnementale provoquée par les activités minières.
Dans leur déclaration, les jeunes dénoncent la pollution massive des rivières, la destruction des sols, la déforestation galopante, la disparition de quartiers entiers et l’augmentation des maladies liées à la pollution. Ils pointent également les inégalités sociales croissantes, les expulsions forcées des communautés locales et l’opacité des entreprises minières dans la publication des Études d’Impact Environnemental et Social (EIES).
« Nos communautés souffrent en silence pendant que nos ressources enrichissent d’autres. Il est temps que la justice climatique devienne une réalité au Lualaba », a déclaré un jeune leader présent à l’atelier.

Des exigences claires et courageuses
La jeunesse du Lualaba ne se limite pas à la dénonciation. Elle propose des solutions concrètes et exige des actions immédiates : l’élaboration d’une politique nationale claire de lutte contre le réchauffement climatique adaptée aux réalités locales, la publication transparente des EIES par toutes les entreprises minières, la mise en place d’une politique de gestion et de recyclage des déchets plastiques, la création d’un fonds d’appui aux initiatives écologiques des jeunes et la garantie d’une véritable justice sociale et environnementale pour les populations affectées.
Ces revendications, portées avec vigueur, traduisent la détermination d’une jeunesse consciente et engagée, refusant de rester spectatrice face au désastre écologique.
Un engagement ferme pour l’avenir
Dans un ton résolument combatif, les participants à l’atelier se sont engagés à promouvoir l’équité, la justice distributive et le développement durable dans leurs actions ;
Sensibiliser les communautés sur les enjeux environnementaux, collaborer avec les autorités pour renforcer la gouvernance écologique et participer activement à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique.
Le message est clair, fort, et porteur d’espoir : «Oui à la justice distributive ! Oui à l’équité ! Oui au développement durable ! Oui à la protection de l’environnement !»
Par cette déclaration, l’IPDHOR et les jeunes du Lualaba envoient un signal fort : la justice climatique n’est plus un slogan, mais une exigence citoyenne. Ils appellent l’État congolais, les entreprises minières et la communauté internationale à agir maintenant, avant que la richesse du sous-sol ne devienne la malédiction du peuple.
Grâce Mukoj









