Dans une annonce saluée comme une victoire diplomatique majeure, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a confirmé la signature, à Doha, d’un Accord-cadre historique avec l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23). Une démarche qualifiée de tournant décisif dans l’interminable quête d’une paix juste, inclusive et durable dans l’Est du pays, meurtri depuis plus de deux décennies par les violences armées.
Selon le communiqué officiel, cet Accord-cadre « fixe les bases d’un processus irréversible destiné à mettre fin aux hostilités, restaurer l’autorité de l’État et consolider la stabilité nationale ». Kinshasa affirme que cet engagement place, plus que jamais, « la paix, la sécurité et la dignité du peuple congolais » au cœur de son action.
L’Accord de Doha repose sur huit protocoles couvrant l’ensemble des enjeux de la crise dans l’Est. Deux d’entre eux déjà signés constituent les premiers jalons concrets :
- Le Mécanisme de libération des prisonniers (14 septembre 2025) ;
- Le Mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu (14 octobre 2025). Les six autres protocoles, qui feront l’objet de discussions approfondies dans les deux semaines à venir, concernent :
- L’accès humanitaire et la protection judiciaire
- La restauration de l’autorité de l’État, les réformes et la gouvernance participative
- Les arrangements sécuritaires intérimaires et le DDR
- L’identité, la citoyenneté, le retour des réfugiés et la réinstallation des déplacés internes
- La relance économique et les services sociaux et la justice, la vérité et la réconciliation
Ces protocoles doivent permettre, selon le Gouvernement congolais, de sécuriser les corridors humanitaires, rétablir la circulation des biens et des personnes, faciliter l’intervention des organisations humanitaires, et enclencher des réponses rapides aux besoins essentiels des populations traumatisées par le conflit.

Kinshasa met fin à toute ambiguïté : “Aucun statu quo n’est acceptable”
Dans son message, le Gouvernement a insisté que l’heure n’est plus à l’attentisme. « Le statu quo n’est pas compatible avec l’objectif de paix », prévient-il, affirmant que le processus de Doha devra produire des changements concrets, visibles et mesurables dans les plus brefs délais.
Pour Kinshasa, cet Accord-cadre n’est donc pas une simple déclaration d’intention, mais bien un instrument opérationnel destiné à répondre de manière réaliste, rapide et coordonnée aux attentes des populations affectées.
Un soutien international déterminant
Le Gouvernement congolais a exprimé sa vive gratitude aux partenaires qui ont contribué au succès de cette démarche. Il remercie notamment :
- L’État du Qatar, hôte et facilitateur du processus
- Les États-Unis d’Amérique, engagés dans l’accompagnement diplomatique
- L’Union africaine
- Le Médiateur désigné, Son Excellence Faure Gnassingbé, pour son rôle dans la facilitation
Kinshasa voit dans cet appui multilatéral la preuve que la paix dans l’Est du Congo n’est plus seulement une exigence nationale, mais un impératif régional et international.
Le Gouvernement réaffirmé enfin que la paix, la sécurité et la prospérité du peuple congolais demeurent sa priorité absolue. Il assure continuer à agir dans un esprit de dialogue, de responsabilité et de réconciliation nationale afin de préserver l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC.
Il appelle enfin la population à rester sereine, vigilante et mobilisée derrière les efforts du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour transformer cette avancée diplomatique en victoire durable sur le terrain.
Patient Mukuna









