Dans un contexte où l’intensification des activités minières continue d’impacter la santé des communautés locales, la plateforme Casmia-G Asbl, qui regroupe des organisations de la société civile actives dans la gestion des ressources naturelles, organise un atelier stratégique de haut niveau consacré aux maladies liées aux opérations minières. Prévu du 27 au 28 novembre 2025, à l’Hôtel Kampi Ya Boma à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, cet événement se tient sous le haut patronage de la Gouverneure du Lualaba, Marie-Thérèse Fifi Masuka.
Cet atelier, conçu comme un espace d’échange direct entre experts, autorités, acteurs du secteur minier et communautés affectées, vise à analyser sans compromis les risques sanitaires associés aux exploitations minières industrielles et artisanales.
Respiratoires, dermatologiques, intoxications métalliques, pollution hydrique et atmosphérique… Les pathologies imputées aux activités minières sont nombreuses, récurrentes et souvent sous-estimées. Casmia-G Asbl entend briser le silence autour de ces réalités, en mettant la santé des populations au centre des priorités opérationnelles.
Avec cet atelier, l’organisation confirme une fois de plus son rôle de vigie sanitaire dans un environnement minier en constante mutation. Sa démarche se veut proactive, inclusive et orientée vers l’action pour créer un cadre de dialogue franc entre toutes les parties prenantes, identifier de manière participative les maladies les plus fréquentes dans les zones minières, proposer des solutions concrètes et réalisables, enforcer la responsabilisation des entreprises et autorités, et développer des mécanismes de suivi sanitaire à long terme.
Casmia-G veut éviter que ces enjeux cruciaux ne restent confinés aux rapports techniques ou aux discours institutionnels. Elle invite chacun exploitants, décideurs et communautés à prendre sa part dans la construction d’un modèle minier plus sain, plus responsable et plus humain.
L’initiative est saluée comme une avancée majeure dans la lutte contre les impacts sanitaires du secteur extractif, en particulier dans une province où l’exploitation du cobalt et du cuivre constitue un moteur économique mais aussi une source de tensions et de risques sanitaires.
« Aucune ambition minière ne peut justifier la dégradation silencieuse de la santé de nos populations », insiste cette Organisation, qui fait de cet atelier un moment charnière pour repenser les stratégies de prévention, de prise en charge et de sensibilisation.
Durant ces deux jours, des panels, présentations techniques, travaux de groupes et documents de plaidoyer seront élaborés pour aboutir à une feuille de route commune, réaliste et engageante.
Ben AKILI









