Les acteurs du secteur forestier du Kwilu ont été sensibilisés samedi aux exigences de la Norme ITIE et au cadre légal régissant leur domaine, lors d’un atelier organisé à Bandundu par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en RDC (ITIE-RDC).
Selon Gérard Romarique Muya, expert à l’ITIE-RDC, cette activité s’inscrit dans la continuité d’un programme entamé lors d’une première phase consacrée au renforcement des capacités des parties prenantes.
« Cette deuxième étape vise à outiller les acteurs sur les principes et exigences de la Norme ITIE, tout en consolidant leurs connaissances sur les textes légaux : Code forestier, Code des impôts, Code des douanes et loi sur la protection de l’environnement », a-t-il expliqué.
L’atelier a également servi d’espace d’échange autour des défis persistants dans le secteur forestier, avec pour objectif de proposer des pistes d’amélioration pour une gestion plus transparente et durable de la chaîne de valeur forestière.
Les modules présentés ont porté sur les innovations de la Norme ITIE 2023, l’intégration du secteur forestier dans la démarche ITIE, les principaux éléments du rapport contextuel 2020-2021, ainsi que les obligations de divulgation d’informations. Le cadre juridique et le régime fiscal applicables au secteur forestier en RDC y ont été largement abordés.

À l’issue des travaux, M. Fidèle Luwala, Directeur de recouvrement à la Direction Générale des Recettes du Kwilu (DGREK), s’est dit satisfait de l’initiative, appelant les exploitants à se conformer aux procédures et à s’acquitter de leurs obligations fiscales pour permettre à la province de renforcer ses ressources.
Le président provincial des exploitants forestiers, Eddy Kiwa, a salué l’engagement de l’ITIE-RDC, estimant que cette démarche a permis aux acteurs d’être davantage conscients de leurs responsabilités. Il a encouragé ses pairs à intégrer les recommandations formulées pour redynamiser le secteur.
La séance a été animée par Gérard Romarique Muya (ITIE-RDC), Alain Botoko (ONG Environnement sain sans frontières), l’ingénieur Philippe Rocco (ACEFA) et l’ingénieure Joëlle Kubatakana (Direction de Gestion Forestière).
Au-delà des mots, cet atelier marque le début d’une responsabilité partagée : celle de faire de la gestion forestière un modèle de clarté, de légalité et de durabilité.
Emmanuel Kamba









