Dans un télégramme publié ce mardi 09 décembre au ton particulièrement ferme adressé au Commissaire général de la Police nationale congolaise, aux commissaires provinciaux ainsi qu’aux gouverneurs, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur a ordonné l’interdiction immédiate de l’usage abusif des escortes, sirènes, gyrophares et feux multicolores sur l’ensemble du territoire national.
Cette décision, qui résonne comme un rappel à l’ordre sans équivoque, traduit la colère et l’exaspération du VPM face à un phénomène devenu incontrôlable. Ces derniers mois, de nombreux véhicules parfois sans aucune qualité ni fonction officielle se sont arrogé un privilège réservé aux services de sécurité, semant désordre et confusion dans la circulation.
Selon le télégramme, le VPM déplore « une dérive inquiétante » qui alimente à la fois le chaos urbain, les abus d’autorité et une insécurité perceptible auprès des citoyens. Il fustige avec vigueur « des comportements scandaleux, indignes d’un État organisé », pointant du doigt l’arrogance de certains conducteurs qui se frayent un passage en ville à coups de sirènes illégitimes, au mépris des règles les plus élémentaires.
Le Vice-Premier Ministre insiste : seuls les véhicules strictement autorisés forces de défense, services de secours, autorités légalement habilitées peuvent faire usage de ces dispositifs lumineux et sonores. Tout contrevenant s’expose désormais à des sanctions sévères.
Le message, clair et sans concession, met également les autorités policières devant leurs responsabilités. Elles sont sommées d’appliquer la mesure sans favoritisme ni complaisance, afin de restaurer l’ordre et la discipline dans l’espace public.
En durcissant le ton, le VPM envoie un signal fort : la loi doit primer, et les privilèges auto-attribués n’ont plus leur place dans la République. L’objectif est de mettre fin à un spectacle jugé « insupportable » par de nombreux citoyens, lassés de voir des cortèges improvisés troubler quotidiennement la tranquillité et la fluidité de la circulation.
Cette interdiction s’inscrit dans une volonté plus large de remettre de l’ordre dans les pratiques sécuritaires et administratives du pays, et d’affirmer l’autorité de l’État face à tout type de débordement.

Maxime MBUMBA









