Face à la persistance du blocage dans l’exportation du cobalt congolais, pourtant autorisée depuis la levée de la suspension provisoire du 15 octobre 2025, Casmia-G Asbl tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Dans un contexte où les prix du cobalt connaissent une ascension spectaculaire sur le marché international, l’organisation estime que chaque jour perdu représente un manque à gagner considérable pour l’État, les provinces, les entreprises minières et les communautés locales bénéficiaires de la redevance minière.
Selon des informations concordantes obtenues par l’organisation, la Chambre des Mines a officiellement interpellé le Ministre national des Mines au sujet des obstacles persistants qui empêchent la relance effective des exportations. Pour Casmia-G Asbl, la situation nourrit une inquiétude grandissante chez les investisseurs et fragilise davantage l’attractivité du secteur minier congolais.
Dans son communiqué précédent du 13 octobre 2025, Casmia-G avait déjà interpellé l’ARECOMS, lui demandant de faire preuve d’une transparence irréprochable et d’ouvrir un dialogue sérieux et continu avec les entreprises concernées. À ce jour, l’organisation constate que ces recommandations n’ont toujours pas été suivies d’effets tangibles, alors même que les tensions s’exacerbent et que les attentes de toutes les parties prenantes deviennent pressantes.
Casmia-G Asbl exprime également de fortes réserves quant au « quota stratégique » que l’ARECOMS s’est attribué. L’organisation rappelle que l’ARECOMS est un régulateur, chargé d’assainir le secteur, d’améliorer le climat des affaires et de renforcer l’attractivité industrielle non un opérateur économique chargé de produire, acheter ou commercialiser des minerais stratégiques.
Le fait que la quantité exacte de ce quota reste totalement opaque et connue de la seule ARECOMS crée, selon Casmia-G, un risque sérieux de conflit d’intérêts, transformant potentiellement le régulateur en acteur commercial face aux opérateurs miniers qu’il est censé encadrer.
Alors que le prix du cobalt flambe à l’international, Casmia-G estime que la République démocratique du Congo ne peut plus se permettre d’attendre. Le marché du cobalt est connu pour sa volatilité : une opportunité manquée aujourd’hui pourrait ne plus se représenter demain.
Appel ferme à l’intervention du Ministre des Mines
Face à cette situation critique, l’organisation exhorte le Ministre national des Mines à intervenir directement et sans délai afin de :
Clarifier la politique nationale sur les minerais stratégiques, établir des mesures définitives permettant la reprise immédiate des exportations, rassurer les investisseurs, et protéger efficacement les intérêts de l’État congolais.
Pour Casmia-G Asbl, l’examen sérieux des revendications légitimes des entreprises minières n’est plus une option, mais une nécessité absolue afin de garantir la stabilité, la crédibilité et la compétitivité du secteur.
Au moment où le marché mondial du cobalt s’emballe et que les grandes puissances se livrent une bataille stratégique pour l’accès aux métaux critiques, la RDC premier producteur mondial ne peut plus rester spectatrice de ses propres richesses.
Pour Casmia-G Asbl, l’heure n’est plus aux hésitations, encore moins aux blocages administratifs qui paralysent un secteur vital pour l’économie nationale. Le pays dispose d’un levier géopolitique majeur, mais celui-ci perd toute sa force lorsqu’il est immobilisé par des lenteurs évitables et des zones d’ombre inquiétantes. Si les autorités n’agissent pas maintenant, la RDC risque de laisser s’échapper une opportunité historique de consolider sa place au cœur de la transition énergétique mondiale.
C’est pourquoi l’organisation appelle le Ministre des Mines à trancher avec courage, à restaurer la confiance, et surtout à remettre en mouvement une industrie dont dépend une part essentielle de l’avenir économique du pays. Pour Casmia-G Asbl, il ne s’agit pas seulement d’exporter du cobalt : il s’agit de démontrer que la RDC est capable de gouverner ses ressources avec rigueur, transparence et vision.
Maxime MBUMBA









