Face aux inquiétudes grandissantes suscitées par l’arrêté du Ministre national des Mines portant suspension des activités minières et de commercialisation du cuivre et du cobalt au niveau des entités de traitement, la plateforme Comprendre et Agir dans le secteur minier industriel artisanal et la bonne gouvernance Casmia-G Asbl est sortie de son silence. Dans un message d’apaisement adressé aux coopératives minières, aux creuseurs artisanaux ainsi qu’aux organisations de la société civile œuvrant dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, Casmia-G affirme avoir suivi avec une attention particulière les réactions, les interrogations et surtout les craintes exprimées par les acteurs du secteur.
Organisation engagée depuis toujours dans la défense des intérêts des artisans miniers et dans la promotion d’une exploitation responsable, elle reconnaît la légitimité des inquiétudes exprimées et se dit solidaire des communautés affectées par cette mesure administrative. Elle réaffirme cependant sa foi dans le dialogue et dans la recherche de solutions durables.
« Nous partageons les mêmes inquiétudes et les mêmes craintes que les acteurs du secteur. Notre engagement reste intact, celui de contribuer à des solutions rapides, responsables et durables », souligne Casmia-G.
Alors qu’elle mène activement un plaidoyer auprès des autorités compétentes, cette plateforme de la société civile appelle au calme, à l’apaisement et au respect des biens publics et privés. L’organisation exhorte particulièrement les responsables des coopératives minières et des ONG à jouer pleinement leur rôle de relais de paix, en cette période sensible et festive, afin de préserver la cohésion sociale et l’ordre public.
Dans son message, Casmia-G rappelle avec fermeté que l’artisanat minier est consacré par le Code minier congolais et qu’il constitue un pilier essentiel de subsistance pour des milliers de familles. À ce titre, l’organisation estime que cette activité ne saurait être combattue ni remise en cause dans son principe.
Pour Casmia-G, l’arrêté ministériel ne doit pas être interprété comme une volonté de suppression de l’artisanat minier, mais plutôt comme une mesure administrative appelant à des ajustements et à une meilleure organisation du secteur.
Déterminée à jouer pleinement son rôle de facilitateur, cette plateforme de la société civile annonce une communication officielle ce lundi 29 décembre, à l’issue d’une séance de travail qu’elle organisera avec les différents acteurs du secteur minier. Cette rencontre vise à harmoniser les vues, lever les malentendus et proposer des pistes de sortie de crise dans l’intérêt supérieur des communautés minières et de l’économie nationale.
Par cette démarche responsable, Casmia-G confirme son statut de partenaire crédible, engagé et déterminé à défendre un artisanat minier légal, structuré et porteur de paix, tout en privilégiant le dialogue comme seul chemin vers des solutions durables.
Ben AKILI









