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Conseil de sécurité de l’ONU : la RDC fait son grand retour après plus de 30 ans

La République démocratique du Congo a officiellement entamé, ce vendredi, sa mandature de deux ans au Conseil de sécurité des Nations Unies, l’organe suprême chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Une cérémonie solennelle de levée du drapeau congolais s’est tenue au siège des Nations Unies à New York, marquant un moment historique pour le pays, plus de trois décennies après sa dernière présence au sein de cette instance stratégique.

Hautement symbolique, cette cérémonie consacre le retour de la RDC sur la scène diplomatique mondiale avec une responsabilité accrue. Elle traduit également la reconnaissance, par la communauté internationale, du rôle que le pays entend désormais jouer dans la recherche de solutions durables aux crises sécuritaires et aux conflits qui fragilisent plusieurs régions du monde, en particulier le continent africain.

S’exprimant à cette occasion, Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, a salué l’importance de cette étape diplomatique majeure pour la RDC.

« Aujourd’hui est un jour important pour la République démocratique du Congo. En entrant officiellement au Conseil de sécurité des Nations Unies, notre pays assume une responsabilité majeure au service de la paix et de la sécurité internationales. C’est un moment de dignité, mais surtout un moment d’engagement. L’Afrique et le monde peuvent compter sur la RDC pour être une voix constructive, fondée sur des principes, en faveur de la justice et de la coopération multilatérale », a-t-elle déclaré.

La cheffe de la diplomatie congolaise a, par ailleurs, exprimé la gratitude du gouvernement congolais à l’ensemble des États membres des Nations Unies pour la confiance placée en la RDC, soulignant que ce mandat est avant tout une mission au service des idéaux universels de paix, de dialogue et de solidarité entre les nations.

Forte de son expérience acquise lors de ses précédentes mandatures au Conseil de sécurité en 1982–1983 et 1990–1991, la République démocratique du Congo entend exercer ce nouveau mandat dans un esprit de dialogue et de responsabilité, avec un attachement constant au multilatéralisme. Kinshasa plaide pour une action collective cohérente, fondée sur le respect des engagements internationaux et la responsabilité partagée dans la gestion des crises.Le mandat congolais s’articule autour de deux piliers majeurs : la paix et la sécurité, d’une part, et la prévention ainsi que la résolution des conflits, d’autre part. Tirant les leçons de son propre vécu dans la région des Grands Lacs, la RDC ambitionne de contribuer activement aux débats sur la réforme des opérations de maintien de la paix, la promotion de la justice transitionnelle et le renforcement des mécanismes de prévention des conflits.

Dans cette dynamique, la RDC entend également plaider pour une meilleure gouvernance des ressources naturelles, souvent au cœur des conflits armés, ainsi que pour une mise en œuvre effective des programmes de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). Ces leviers sont, selon Kinshasa, essentiels pour consolider la paix, prévenir la résurgence des violences et accompagner les processus de stabilisation et de reconstruction post-conflit.Pour les autorités congolaises, cette entrée au Conseil de sécurité ne constitue ni une récompense ni une consécration, mais un devoir. Elle s’inscrit dans la ferme volonté de défendre le respect du droit international, de rappeler le caractère non négociable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, et de porter la voix des peuples affectés par les conflits armés.

Forte de son histoire, de son expérience des situations de crise et de son engagement en faveur de la paix, la République démocratique du Congo entend faire entendre, au sein du Conseil de sécurité, une parole de vérité, de responsabilité et résolument tournée vers des solutions durables au service de la stabilité régionale et internationale.

Maxime MBUMBA

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