Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a effectué ce lundi 5 janvier 2026 une brève visite de travail à Luanda, marquée par un entretien avec son homologue angolais, João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine (UA). Au centre des échanges : la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, que le chef de l’État congolais a qualifiée de « guerre imposée ».
Arrivé dans la capitale angolaise pour quelques heures, Félix Tshisekedi s’est entretenu en tête-à-tête avec João Lourenço au palais présidentiel. Selon des sources proches de la présidence congolaise, les discussions ont porté sur les initiatives diplomatiques en cours et les options susceptibles d’accélérer le retour à la paix dans les provinces orientales de la RDC, en proie à l’activisme de groupes armés et à des tensions régionales récurrentes. À l’issue de la rencontre, le président congolais s’est montré résolument optimiste.
« Le président João Lourenço nous a présenté des propositions très intéressantes qui pourraient contribuer de manière significative à la recherche de la paix dans notre pays », a-t-il déclaré avant de quitter le palais présidentiel, sans toutefois entrer dans les détails des pistes évoquées.

La rencontre s’inscrivait dans un contexte régional sensible, alors que l’Angola joue un rôle diplomatique de premier plan dans les efforts de médiation en Afrique centrale et australe. En tant que président en exercice de l’Union africaine, João Lourenço est perçu comme un acteur clé pour relancer ou renforcer les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits, notamment en RDC.
Kinshasa multiplie, de son côté, les démarches diplomatiques pour internationaliser la question sécuritaire de l’Est et obtenir un appui politique accru face à ce que Félix Tshisekedi décrit comme une agression extérieure et une menace persistante à la souveraineté du pays.
Après cette visite éclair, le président congolais est rentré à Kinshasa en fin d’après-midi. Aucune annonce officielle n’a été faite quant à un calendrier précis ou à la mise en œuvre immédiate des propositions évoquées à Luanda, mais cette rencontre est présentée par la partie congolaise comme une étape importante dans la dynamique diplomatique en faveur d’une paix durable dans l’est de la RDC.
Emmanuel KAMBA









